Quelques jours avant la visite officielle du président Oligui Nguema en France, la défense s’exprime de nouveau. Le collectif d’avocats de l’ancien Premier ministre Bilie-By-Nze dénonce la procédure judiciaire en cours. Selon eux, les faits reprochés seraient prescrits depuis plus de quinze ans. Ainsi, la défense conteste ouvertement la base même des poursuites contre ce responsable de l’opposition. Par ailleurs, cette sortie médiatique intervient trois mois après son incarcération. Désormais, l’affaire dépasse largement le simple cadre judiciaire national. Concrètement, l’ensemble de cette procédure judiciaire se retrouve ainsi remis en question publiquement.
Devant la presse, l’avocat principal de Bilie-By-Nze a vivement critiqué le déroulement de l’instruction judiciaire. En effet, le dessaisissement soudain du juge d’instruction inquiète particulièrement la défense. Or, des recours engagés contre le mandat de dépôt restent pendants devant la justice.
De plus, le magistrat affirmerait ne détenir ni l’original ni la copie du dossier. Ce blocage administratif empêcherait tout exercice effectif des voies de recours. Ainsi, l’information judiciaire semble paralysée alors que la Cour de cassation examine actuellement ce dossier sensible. Selon la défense, ce fonctionnement porterait gravement atteinte au droit à un procès équitable.
Lecture politique
Au-delà des aspects procéduraux, la défense maintient une lecture ouvertement politique de ce dossier sensible. L’ancien Premier ministre Bilie-By-Nze affirme avoir été arrêté par des agents encagoulés, sans convocation préalable. Aussi, ses avocats estiment que ses prises de position publiques expliqueraient ces poursuites judiciaires. Pour eux, leur client serait avant tout un prisonnier politique gabonais. Néanmoins, le collectif précise ne pas défendre une opinion mais des principes fondamentaux de justice. Cependant, cette distinction reste centrale dans toute leur communication publique récente. Enfin, ils réclament un traitement conforme aux standards internationaux des droits humains.
Cap sur Paris
À l’approche du déplacement présidentiel en France, l’avocat élargit largement le débat à l’État de droit. Il évoque une justice française qui, selon lui, instruit avant de juger fermement.
Par ailleurs, il insiste sur la dimension humaine derrière cette procédure judiciaire complexe. Selon lui, la dignité d’un détenu demeure intacte malgré la privation de liberté. Globalement, la défense appelle au respect de la Constitution et des textes internationaux.
Toutefois, elle réfute toute volonté de confrontation avec les autorités gabonaises. En définitive, elle dit rechercher uniquement le respect du droit et des libertés fondamentales de son client.









































