L’ancien chef du gouvernement gabonais Alain-Claude Bilie-By-Nze ne sortira pas de prison. Le vendredi 15 mai, la chambre d’accusation a rejeté sa demande de liberté provisoire. Poursuivi pour escroquerie et abus de confiance, il reste sous mandat de dépôt. Son parti, Ensemble pour le Gabon, dénonce immédiatement une décision politique.
L’espoir de liberté s’évanouit, encore une fois
La défense multipliait pourtant les recours pour obtenir la libération de Bilie-By-Nze. Manifestement, la justice gabonaise n’est pas impressionnée par tant d’acharnement procédural. Il semblerait que les barreaux gabonais aient une excellente résistance aux avocats. Quant à l’EPG, il découvre que crier aux loups ne suffit pas toujours à ouvrir les portes des cellules.
L’EPG dénonce une justice instrumentalisée
Le parti a publié un communiqué cinglant dans la foulée de cette décision. En effet, l’EPG pointe de graves irrégularités dans la procédure judiciaire de l’ancien chef du gouvernement. Il évoque notamment des violations répétées du principe du contradictoire. Par ailleurs, le parti dénonce des atteintes manifestes aux droits de la défense.
Pour ses partisans, ce maintien en détention révèle une inféodation dangereuse du judiciaire à l’exécutif. Le bureau exécutif de l’EPG avertit solennellement : quand les magistrats deviennent des exécutants politiques, c’est tout l’État de droit qui vacille.
Le combat s’internationalise désormais
Face à l’échec judiciaire de l’ancien chef du gouvernement, l’EPG a décidé de franchir une nouvelle étape. Ainsi, un cabinet d’avocats français a été mandaté pour saisir les instances internationales. Des organisations de défense des droits humains seront également interpellées.
L’objectif est clair : obtenir la libération totale et inconditionnelle de l’ancien chef du gouvernement. De surcroît, le parti appelle à une vaste mobilisation nationale et diasporique. Il conclut avec une mise en garde solennelle aux magistrats : l’histoire, dit-il, retiendra leurs actes.

























