Alors que la sécurité des élèves devrait constituer un pilier fondamental de toute politique éducative, la vente et la consommation de drogues autour des écoles continuent de susciter une profonde inquiétude. Entre manque de surveillance, dérives comportementales et absence de mesures fermes, le phénomène semble s’enraciner, au point de devenir une menace quotidienne pour les jeunes.
Dans plusieurs établissements, les témoignages convergent : les contrôles sont insuffisants, les entrées et sorties trop libres, et les abords des écoles deviennent des zones de non-droit où dealers et consommateurs se croisent sans difficulté. Derick, ancien lycéen, décrit une situation qu’il juge alarmante :
« En après-midi, il n’y a pas de surveillance… chacun rentre et sort avec ce qu’il veut. J’ai été au lycée et je sais de quoi je parle. »
Ce constat, partagé par de nombreux élèves et parents, met en lumière une faille structurelle : l’absence de dispositifs de contrôle réguliers et efficaces. pour empêcher les drogues dans les écoles Dans certains cas, les trafics se déroulent même à quelques mètres des salles de classe, banalisant des comportements à haut risque.
Au-delà des drogues illicites, certains jeunes se tournent vers l’alcool, parfois en pleine journée scolaire. Isaac, témoin de ces dérives, s’indigne :
« Normalement tous les établissements doivent être inspectés, fouillés… De plus, tu verras des élèves au bar pour prendre du vin. C’est vraiment inadmissible. Le gouvernement doit prendre des mesures strictes et fermes. »
Son appel met en lumière un problème plus large : la facilité d’accès à des substances nocives, souvent vendues à proximité immédiate des écoles, parfois même par des adultes conscients de la vulnérabilité des adolescents.
Les conséquences sont multiples : décrochage scolaire, violences, dépendances précoces, insécurité autour des établissements. Face à cela, les autorités sont interpellées.
Faut-il renforcer les contrôles, installer des brigades spécialisées, responsabiliser davantage les établissements, ou encore sanctionner plus sévèrement les vendeurs opérant près des écoles ?
La réponse devra être globale, coordonnée et durable. Car au-delà des discours, c’est l’avenir de toute une génération qui se joue.
Cet enjeu dépasse la simple question de sécurité : il interroge la société sur sa capacité à protéger ses jeunes. Les témoignages comme ceux de Derick et Isaac rappellent l’urgence d’agir, mais aussi la nécessité d’un dialogue entre parents, enseignants, autorités et élèves.











































