L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) est sortie de sa réserve pour répondre avec fermeté aux propos du leader syndical Pierre Mintsa, lesquels laissent entendre que le traitement des salaires des agents publics gabonais serait confié à une entreprise étrangère, notamment marocaine, donnant l’image d’une solde publique prétendument placée hors du contrôle national.
Dans un communiqué officiel rendu public le 22 janvier, l’ANINF oppose un démenti clair et sans équivoque à ces affirmations, qualifiées d’allégations infondées, et entreprend de remettre les pendules institutionnelles à l’heure de la vérité.
L’Agence rappelle que la solde de l’État repose sur le Fichier Unique de Référence, plus connu sous l’acronyme FUR, un outil intégralement gabonais, conçu, administré et exploité par des compétences nationales au sein de l’ANINF. Hérité de la Direction générale des services informatiques, aujourd’hui intégrée à l’Agence, ce système fonctionne depuis plus de vingt ans et constitue l’épine dorsale du calcul et de l’exécution des rémunérations publiques.
Tel un coffre numérique scellé, le FUR centralise les données administratives et financières des agents de l’État et garantit la cohérence des informations, la régularité des paiements et le respect strict des règles de gestion publique. « Le FUR est un outil opérationnel de l’État, en service depuis plus de vingt ans », insiste le communiqué, soulignant sa contribution à la fiabilisation de la chaîne de la solde.
Sur le plan de la sécurité, l’ANINF décrit une architecture robuste fondée sur des habilitations strictes, une séparation des rôles, une traçabilité permanente des opérations, des sauvegardes régulières et des procédures formalisées impliquant la Direction de la Solde, le Trésor public et la Caisse des Pensions et des Prestations familiales.
Face aux accusations de gestion étrangère, l’Agence tranche sans détour et rejette toute idée d’une mainmise extérieure sur un outil aussi sensible que la paie des agents publics. « Il est inexact de prétendre que la Solde serait aux mains d’un opérateur étranger, l’administration et la sécurisation du FUR relevant exclusivement du cadre institutionnel gabonais », précise le texte.
Au-delà de la mise au point technique, l’ANINF met en garde contre les effets délétères de discours non étayés. La solde étant un service public vital, sa remise en cause publique peut ébranler la confiance collective, nourrir des tensions sociales inutiles et exposer l’État à des risques sécuritaires.
Jugeant « regrettables et inacceptables » de telles déclarations émanant d’un acteur syndical influent, l’Agence appelle à la responsabilité, au sens de l’État et à la vérification préalable des informations. Elle invite enfin les citoyens, les médias et l’ensemble des acteurs publics à s’en tenir aux seules communications officielles et aux faits établis par les administrations compétentes, afin de préserver la crédibilité de l’action publique nationale gabonaise.


























