Le président américain Donald Trump a ordonné, mercredi 7 janvier 2026, le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont près de la moitié liées aux Nations unies. Parmi elles figure la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), texte fondateur de tous les accords climatiques mondiaux depuis 1992, ainsi que le GIEC, référence scientifique planétaire sur le climat.
Cette décision marque une rupture historique. En se désengageant de la CNUCC, Washington ne se contente pas de tourner le dos à l’Accord de Paris, déjà contesté par Trump lors de son premier mandat. Il s’agit d’un retrait structurel, qui prive les États-Unis de toute participation officielle aux négociations climatiques multilatérales. Autrement dit, le pays se met volontairement en marge de la gouvernance mondiale sur un enjeu vital pour l’humanité.
Le retrait américain fragilise l’architecture internationale construite depuis trois décennies. La CNUCC est le socle juridique des COP, ces conférences annuelles où se négocient les engagements des États face au réchauffement climatique. Sans les États-Unis, deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre, la crédibilité des engagements mondiaux est sérieusement entamée.
Au-delà du climat, ce désengagement massif traduit une volonté de désinstitutionnalisation de la politique étrangère américaine. Les États-Unis en quittant 66 organisations internationales, ils envoient un signal clair : l’ère du multilatéralisme est révolue, remplacée par une logique de souveraineté absolue et de rapports bilatéraux.
Cette décision s’inscrit dans la continuité du slogan « America First ». Elle vise à séduire une base électorale républicaine sceptique vis-à-vis des institutions internationales, perçues comme des contraintes à la souveraineté nationale. Mais elle expose aussi les États-Unis à un isolement croissant, au moment où la coopération mondiale est plus que jamais nécessaire face aux crises climatiques, sanitaires et sécuritaires.
Le retrait américain de la CNUCC et du GIEC est un coup dur pour la gouvernance climatique mondiale. Il affaiblit la capacité collective à répondre à l’urgence climatique et risque d’encourager d’autres pays à réduire leur implication. Plus largement, il illustre la fragilité des institutions internationales face aux choix souverains des grandes puissances.
Cette décision n’est pas seulement un geste politique : c’est un séisme diplomatique dont les répercussions se feront sentir bien au-delà des frontières américaines.

























