Le Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (SYNETECPRO) et le Syndicat de l’éducation nationale (SENA) ont annoncé, mardi, la reconduction de leur grève dans le secteur éducatif, débutée le 10 décembre dernier, jusqu’au 9 janvier 2026. Dans une déclaration commune, Ghislain Nguema Mve, président du SYNETECPRO, a affirmé : « Le SENA et le SYNETECPRO décident, ici et maintenant, de reconduire leur mouvement de grève jusqu’au vendredi 9 janvier 2026. » Cette décision illustre la détermination des syndicats à faire entendre leurs revendications.
Les deux organisations affirment que le cahier de charges déposé auprès du gouvernement demeure sans réponse. Malgré une rencontre avec l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, qui assurait l’intérim du ministre de l’Éducation nationale démissionnaire, aucune avancée significative n’a été constatée. Les syndicats dénoncent un « mutisme coupable » du gouvernement face à leurs préoccupations.
Les revendications des grévistes sont claires et portent sur plusieurs points essentiels : la régularisation des situations administratives (recrutements, intégrations, titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage), la prime d’éloignement pour les zones rurales, le paiement des rappels de solde, des arriérés de salaires, ainsi que la création d’un guichet unique spécial pour accélérer le traitement des situations administratives des agents du secteur éducatif.
Cette grève, embrasant le système éducatif, initialement un mouvement d’avertissement, est devenue une source de tension pour les élèves et leurs parents. Les cours, qui devaient reprendre après les fêtes de fin d’année, n’ont pas eu lieu, laissant les enfants des écoles publiques à la maison, tandis que leurs camarades du secteur privé ont repris le chemin des classes.
Face à cette situation pressante, nous espérons que la Ministre de l’Éducation, récemment réélue, saura trouver une solution définitive à ces problèmes. La mise en place d’une commission interministérielle pour la régularisation des situations administratives, ainsi qu’un guichet unique, pourrait constituer des mesures efficaces pour sortir de cette impasse. Le Gabon ne peut se permettre une grève mettant le système éducatif à deux vitesses, dont les principales victimes restent les enfants du secteur public.

























