Ah, l’administration gabonaise ! Un véritable mystère qui défie toute logique, même celle de la 5ᵉ République, qui promet de rompre avec les vieilles habitudes. On pourrait presque croire que les bureaucrates se réunissent chaque matin pour voir comment retarder un peu plus les choses. Prenons l’exemple du dernier concours de l’Institut de Formation pour les métiers de l’Éducation, anciennement connu sous le nom d’École normale supérieure (ENS).
L’événement tant attendu s’est tenu les 6 et 7 décembre 2025. Les candidats, armés de leur meilleure détermination et d’un soupçon d’espoir, attendaient avec impatience les résultats annoncés pour le 17 décembre. Mais voilà, nous sommes le 20 décembre, et toujours rien. Pas même une délibération en vue ! À ce rythme, on se demande si les membres du jury ne sont pas coincés dans un embouteillage bureaucratique.
Il est difficile de ne pas penser à des fraudes potentielles. Des noms d’admis pourraient apparaître sur la liste finale, et qui sait, peut-être même ceux de candidats qui n’ont jamais mis les pieds à l’examen. Quelle ironie, n’est-ce pas ? En plein cœur d’une ère où le Gabon veut avancer sur des bases de fiabilité, on se retrouve à jongler avec des incertitudes qui rappellent les pires heures de l’administration gabonaise sous l’ancien régime.
Messieurs les organisateurs, le pays aspire à une nouvelle ère de transparence et d’efficacité. Alors, qu’est-ce qui peut expliquer ce retard ? Une panne de photocopieur ? Un manque de café pour stimuler l’esprit des délibérateurs ? Ou peut-être que la bureaucratie a simplement décidé de prendre des vacances prolongées ?
En attendant, les candidats restent dans l’expectative, et l’ironie de la situation ne fait que s’accentuer. Le Gabon mérite mieux que cela ! Espérons que cette 5ᵉ République saura enfin briser ces chaînes de l’inefficacité. Pour l’instant, il semble que le chemin vers la modernité soit pavé de promesses non tenues et de délais interminables.

























