Neuf mois après la promesse d’une dotation spéciale d’un milliard de FCFA par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, l’Institut Universitaire des Sciences des Organisations (IUSO) n’a toujours pas reçu sa part. Le Syndicat national des enseignants et chercheurs de l’IUSO (SNEC-IUSO) s’inquiète d’une situation qu’il qualifie de « profonde injustice », qui nuit à la qualité de l’enseignement et à la motivation des enseignants.
Lors de son intervention à l’ENSET en mars 2025, le Chef de l’État avait annoncé que cette aide serait destinée à apurer les arriérés dus aux établissements d’enseignement supérieur. Cependant, alors que d’autres institutions ont déjà reçu les fonds, l’IUSO se retrouve dans une situation d’exclusion. Cela soulève des questions sur les critères de distribution et sur la transparence des décisions prises.
Le SNEC-IUSO déplore que cette non-perception affecte gravement la dignité des enseignants. Le communiqué du syndicat souligne que cette situation entrave non seulement le bon déroulement de l’année académique, mais compromet également l’excellence de la recherche et de l’encadrement pédagogique. Dans un contexte où les enseignants attendent déjà des arriérés de salaires, cette exclusion est perçue comme une double peine.
Pour faire entendre leur voix, le SNEC-IUSO a décidé de solliciter directement l’intervention du président de la République. Ils espèrent que cette injustice sera rapidement rectifiée, permettant ainsi aux enseignants de l’IUSO de bénéficier des efforts consentis pour améliorer leurs conditions de vie.
Cette situation met en lumière la nécessité d’une gestion plus équitable et transparente des ressources dans l’enseignement supérieur. L’égalité d’accès aux financements est essentielle pour garantir un environnement académique sain et motivant.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi












































