À la suite des dernières élections, plusieurs ministres en fonction ont été candidats et certains ont remporté le scrutin. Leurs départs temporaires ont laissé leurs portefeuilles sous la gestion d’intérimaires. Mais au lieu d’assurer une transition fluide, cette situation a provoqué un ralentissement notable dans plusieurs ministères en intérim, où les dossiers en cours semblent suspendus.
Lors du dernier Conseil des ministres, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a fermement dénoncé ces dysfonctionnements. Il a pointé du doigt des cabinets ministériels qui s’abstiennent de transmettre les dossiers, invoquant le retour prochain de leurs titulaires, une pratique qui nuit au fonctionnement même des ministères en intérim.
« Il a été constaté, de manière récurrente, que certains Cabinets de ministres sortants s’abstiennent de transmettre les dossiers en leur possession, invoquant le retour de leurs titulaires. (…) En conséquence, le Président de la République a ordonné la cessation immédiate de ces pratiques, afin d’assurer la régularité du fonctionnement des services publics et la bonne marche de l’action gouvernementale. »
Cette déclaration traduit une exigence claire : l’État ne peut se permettre de fonctionner au ralenti, surtout dans un contexte où les attentes sociales et économiques sont pressantes.
Les ministres intérimaires ne sont pas de simples gardiens de poste. Ils ont la responsabilité d’assurer la continuité administrative et politique, de suivre les dossiers en cours et de maintenir le rythme des réformes. L’arrêt des activités dans certains ministères fragilise la crédibilité de l’action publique et nourrit le sentiment d’un État absent, particulièrement lorsque les ministères en intérim peinent à assumer pleinement leurs missions.
Au-delà des enjeux institutionnels, ce sont les citoyens qui subissent les conséquences de ces blocages. Les attentes en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures ou encore de développement économique ne peuvent être différées. Les populations réclament des résultats tangibles, et non des justifications liées aux aléas politiques.
Le rappel à l’ordre du Chef de l’État est un signal fort. Chaque ministère concerné doit se remettre au travail sans délai. L’intérim ne saurait être un prétexte à l’inaction, mais bien une opportunité de démontrer que la continuité de l’État est une réalité. Les intérimaires sont désormais attendus sur leur capacité à agir, à décider et à répondre aux besoins des citoyens.











































