Libreville, 20 novembre 2025 – 466 milliards FCFA volatilisés, un chiffre hallucinant, un scandale qui dépasse l’entendement et qui frappe au cœur de la République gabonaise. Entre 2021 et 2023, des fonds levés au nom du peuple ont tout simplement disparu. Et pire : aucune voix institutionnelle ne s’est élevée pour dénoncer ce désastre.
Cette tragédie des 466 milliards de francs CFA volatilisés n’est pas un incident isolé, c’est une défaillance systémique d’une gravité inouïe. L’emprunt obligataire, pourtant strictement réglementé, a été détourné de son circuit légal, révélant une administration inactive, des contrôles désactivés, et des garde-fous volontairement ignorés. Le constat est clair : la République a été trahie.
Comme le souligne avec lucidité Naziha Bingoure :
« Si chaque maillon de l’administration avait appliqué les procédures au lieu de les personnaliser… cette tragédie aurait sans doute pu être évitée. »
Nous ne pouvons rester silencieux. Nous condamons avec la dernière énergie ce type de comportement qui bafoue la loi, ridiculise l’État et humilie chaque citoyen. Les responsables de cette disparition scandaleuse doivent être traqués, exposés et poursuivis jusqu’au bout. Il n’y aura aucune excuse pour l’impunité.
Le peuple gabonais n’acceptera plus que ses ressources soient détournées avec une telle arrogance des 466 milliards de FCFA volatilisés. La transparence, la rigueur et la justice ne sont pas négociables. Chaque centime disparu doit être retrouvé, et chaque acteur de ce désastre doit rendre des comptes.
Cette affaire n’est pas seulement financière : elle est morale, politique et civique. Elle interpelle chacun d’entre nous : l’État doit protéger le bien commun, et chaque citoyen mérite de voir la République défendre son honneur avec force et détermination.
La République est mise à l’épreuve. Le silence est complice. Il est temps que la justice frappe fort et que la vérité éclate au grand jour. Le peuple gabonais le réclame, l’État le doit.
Par Darlyck Ornel Angwe


























