Libreville, 13 novembre 2025. Le gouvernement de transition gabonais a officiellement tourné une page mercredi 12 novembre, avec la tenue de son onzième et dernier Conseil interministériel, présidé par le vice-président Alexandre Barro Chambrier. Cette session conclusive, dense en délibérations, a servi de bilan exhaustif avant le transfert de pouvoir vers la nouvelle phase institutionnelle promise au pays.
L’examen de douze projets de textes, incluant sept décrets et cinq projets de lois, démontre une volonté de structurer durablement l’État, même en période transitoire. L’accent mis sur la réorganisation des Instituts de formation des professeurs à Mouila, Oyem et Franceville signale une tentative louable de réformer le secteur éducatif, pierre angulaire de tout développement futur.
De même, l’attention portée au Programme national de sécurité de l’aviation civile (PNS) et à la modification du Recensement général de la population et du logement (RGPL) témoigne d’une approche pragmatique : sécuriser les infrastructures critiques et disposer de données fiables pour la planification future.
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Les trente communications ministérielles présentées confirment une orientation claire vers le renforcement de la gouvernance. Le suivi du système intégré de gestion des finances publiques et le lancement du Contrôle général d’État constituent des arguments forts en faveur d’une volonté affichée de transparence et de lutte contre les dérives passées. Ces mesures visent à rassurer les partenaires techniques et financiers, dont le suivi des projets d’investissement figurait également à l’ordre du jour.
Par ailleurs, les discussions sur le pacte énergétique du Gabon et du bassin du Congo, couplées aux mesures pour l’auto-emploi des jeunes, montrent que le gouvernement a tenté d’adresser simultanément les défis structurels (énergie) et sociaux (chômage).
Alexandre Barro Chambrier a dressé un bilan soulignant les efforts pour « créer des richesses et améliorer le quotidien ». Si la transition a été marquée par des défis politiques, ce dernier Conseil prouve que l’appareil administratif a continué à légiférer sur des dossiers fondamentaux. La véritable évaluation de cette période reposera sur la capacité du prochain gouvernement à mettre en œuvre ces textes et à concrétiser les promesses de renforcement de la gouvernance.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi










































