Libreville, le 28 octobre 2025 – Ce qui devait être un week-end ordinaire s’est transformé en cauchemar pour Warren, un adolescent de 15 ans à l’avenir prometteur. Lauréat du baccalauréat en classe de Première, en candidat libre, il s’apprêtait à faire son entrée à l’université. Mais aujourd’hui, Warren se trouve sur un lit d’hôpital, le visage tuméfié, la mâchoire fracturée, et le moral profondément brisé.
Derrière cette tragédie, se cache un guet-apens sordide, soigneusement orchestré par ceux qu’il croyait être ses camarades du Collège René Descartes de Libreville. Parmi eux, plusieurs enfants issus de familles connues :
Hamir Owono, fils du Colonel Owono (Police nationale) ;
Marry Ducente, fille du Lieutenant de la GR Mihindou Bernie Alister ;
Victoire, 18 ans, également fille du Lieutenant Mihindou Alister ;
Evrard Adano ;
Raven ;
Mathieu Ongandaga, fils de Cyriaque Ongandaga, Directeur financier à la SEEG, celui-là même qui filmait la scène au lieu d’intervenir.
Selon plusieurs témoignages, Marry Ducente aurait servi « d’appât », attirant Warren à l’extérieur de la salle où il déjeunait avec ses proches, sous prétexte que « Victoire voulait lui parler ». À peine arrivé derrière le Beach Club, le jeune garçon tombe dans un véritable traquenard.
Ce samedi 25 octobre, aux environs de 16h, plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent Evrard et Danou en train de le rouer de coups au visage. Les images, insoutenables, révèlent une violence d’une rare cruauté : Warren, sonné, le nez brisé, la mâchoire déplacée, supplie presque ses agresseurs d’en finir.
Autour d’eux, d’autres élèves du collège assistent à la scène, rient, filment, applaudissent. Seul un camarade, David, tente de s’interposer. Mais Hamir Owono, fils du colonel, le retient violemment, l’empêchant de venir au secours de la victime.
C’est finalement un passant, alerté par le vacarme, qui parvient à extraire Warren des griffes de ses bourreaux. Sans cette intervention, nul ne sait jusqu’où cette barbarie aurait pu aller.
Les raisons évoquées pour justifier cette agression frisent l’absurde : une prétendue avance que Warren aurait faite à Victoire — une jeune fille de 18 ans, petite amie d’un des agresseurs — et une jalousie mal dissimulée face à son brillant parcours scolaire.
Car à 15 ans, Warren a déjà décroché son bac, un exploit rare qui devrait susciter l’admiration et non la haine. Mais dans ce drame, la réussite est devenue un motif d’hostilité, la différence une faute impardonnable.
Aujourd’hui, alors que Warren tente de se reconstruire physiquement et psychologiquement, les parents des agresseurs multiplient les démarches pour faire libérer leurs enfants.
Mais où est la responsabilité ?
Que disons-nous à nos enfants lorsque nous justifions leurs fautes au lieu de les condamner ?
Quelle société sommes-nous en train de bâtir, si la violence et l’impunité deviennent des héritages familiaux ?
L’école devrait être un sanctuaire d’éducation, pas un théâtre de règlements de comptes. Les campagnes contre le harcèlement et les violences en milieu scolaire n’ont de sens que si les familles, les autorités et les établissements s’y engagent avec fermeté.
Cet acte ignoble ne peut rester impuni. Il appelle à une réponse exemplaire de la justice gabonaise, pour rappeler que l’éducation commence à la maison, et que les uniformes et les fonctions parentales ne sauraient servir de bouclier à la délinquance.
Le jeune Warren, lui, symbolise l’innocence agressée par la bêtise, l’intelligence victime de la jalousie. Il mérite notre soutien, notre compassion et surtout, notre indignation collective.
Car si demain, une telle violence venait à se banaliser, c’est tout notre système éducatif et moral qui s’effondrerait.
justice pour Warren.
Plus jamais ça.
Par Darlyck Ornel Angwe


























