Libreville, le 15 octobre 2025 — C’est un véritable séisme dans l’appareil sécuritaire de la présidence. Le commandant Lucamar Ankama, jusque-là patron du groupement de sécurité rapprochée (GSR), unité d’élite chargée de la protection du chef de l’État, vient d’être évincé de ses fonctions, à la suite d’un grave affrontement armé entre services de sécurité.
Selon plusieurs sources concordantes, le samedi 4 octobre dernier, lors d’une visite de chantier du président, une échauffourée d’une rare intensité a éclaté entre les éléments du GSR et ceux de la direction générale des renseignements (DGR).
L’incident aurait dégénéré lorsque l’ordre d’ouvrir le feu sur la DGR aurait été donné par Lucamar Ankama lui-même, provoquant un chaos total sur le site et semant la stupeur jusque dans les plus hautes sphères de la sécurité nationale.
Ce dérapage, jugé inacceptable et dangereux pour la stabilité de la présidence, a entraîné une décision immédiate : Lucamar Ankama a été relevé de ses fonctions et remplacé par le lieutenant-colonel Mabele, désormais chargé de ramener calme, discipline et cohérence au sein du dispositif sécuritaire rapproché du chef de l’État.
Cette éviction marque la fin d’un règne controversé au cœur de la garde présidentielle, et un signal fort envoyé à tous les corps de sécurité : aucun abus, aucune dérive hiérarchique ne sera plus toléré.
Le remplacement de Lucamar Ankama, considéré comme l’un des hommes les plus puissants du dispositif présidentiel, révèle les tensions profondes qui couvaient entre services de sécurité et confirme la volonté du commandement suprême de reprendre la main sur une structure devenue, ces derniers mois, source de crispations et de scandales internes.
Un vent de purge souffle désormais sur le GSR.

























