Le 20 septembre 2025, à la veille de la Journée internationale de la Paix instaurée par les Nations Unies, l’Observatoire Chrétien pour la Paix (OCP) a organisé, au Lycée Lubin Martial Ntoutoume Obame de Ntoum, une cérémonie placée sous le thème universel : « Agissons ensemble pour un monde pacifique ». Cet événement, marrainé par la ministre d’État de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a réuni près de 150 élèves de Première et de Terminale, ainsi que des observateurs venus porter le flambeau de l’harmonie.
Dès l’ouverture, le proviseur du lycée a rappelé avec ferveur que « la paix n’est pas seulement l’absence de guerre, mais le respect, la tolérance et la solidarité ». Dans un souffle imagé, il a comparé l’école à « un temple du savoir où chaque enseignant devient un semeur de valeurs et chaque élève, une graine appelée à fleurir en artisan de paix ». Sa voix a résonné comme un écho d’espérance : « Que cette journée nous inspire à faire chaque jour un geste de paix, aussi petit soit-il : écouter, pardonner, partager ».
Le Révérend Rostand Essono Ella, spécialiste en droit des conflits armés et membre du ROC, a ensuite livré une analyse profonde : « La prévention des violences et des conflits demeure un défi majeur. Elle passe par le développement durable, la justice et l’inclusion ». Dans une fresque historique, il a rappelé les crises gabonaises, de 1959 à la transition militaire d’août 2023, soulignant que « les causes endogènes, corruption, inégalités, exclusion, se conjuguent aux influences exogènes de l’ingérence étrangère ». Avec des mots tranchants comme des éclairs, il a dénoncé « une justice en tour de Pise et une jeunesse abandonnée à la dérive ». Mais son propos s’est fait promesse d’avenir : « La paix se construit dans la cohésion, la lutte contre la discrimination, le respect des droits humains et la participation des jeunes ».

Au fil de la journée, plusieurs témoignages ont nourri l’assemblée. La ministre Camélia Ntoutoume Leclercq, s’adressant aux élèves, a exhorté : « La paix commence dans le cœur. Aimez-vous d’abord vous-mêmes pour pouvoir aimer les autres ». Sa voix s’est faite vibrante lorsqu’elle a prévenu la jeunesse des tentations électorales : « Ne vous laissez pas instrumentaliser. Répétez après moi : Non à la division ! ». Puis, reprenant une maxime d’Omar Bongo, elle a martelé : « La jeunesse est sacrée ».
Son discours, parsemé d’images fortes, a rappelé que « les mots peuvent être des armes de destruction massive », mais aussi des bénédictions capables de relever un enfant. Ainsi, la ministre a invité chacun à devenir « ambassadeur de paix dans sa famille, à l’école et dans la nation ».

Pour clore la cérémonie, un geste symbolique a scellé l’événement : la remise de chaises à la salle des enseignants, signe d’un appui concret à l’éducation, socle incontournable d’une paix durable.
De Ntoum a donc jailli une clameur d’espérance : la paix, comme une rivière silencieuse, irrigue les cœurs et s’épanouit en gestes quotidiens. Elle n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale, une étoile à suivre pour que le Gabon et le monde s’avancent sur le chemin de l’harmonie.

























