La scène footballistique européenne s’est parée de ses plus beaux atours à l’annonce du sacre d’Ousmane Dembélé, désormais couronné roi de la planète football. Au détour de cette célébration, une voix s’est élevée avec chaleur et sincérité : celle de Pierre-Emerick Aubameyang. L’attaquant gabonais, tel un frère retrouvant la lumière d’une complicité passée, a adressé un hommage vibrant à son ancien coéquipier, devenu le nouvel astre du firmament sportif.
Même la victoire historique de l’Olympique de Marseille sur le Paris Saint-Germain (1-0), première en quatorze années de frustrations, n’a pu éclipser le rayonnement du Ballon d’Or. Au sortir de ce duel âpre, dans les couloirs du Vélodrome, les projecteurs se sont braqués sur Aubameyang. Car l’homme connaît bien celui qui vient de s’asseoir sur le trône : Ousmane Dembélé, compagnon de route rencontré au Borussia Dortmund lors de la flamboyante saison 2016-2017, où une complicité fraternelle s’était forgée au cœur du vestiaire.
« Un ami avant tout »
Le capitaine des Panthères du Gabon n’a pas masqué son émotion. Ses mots, simples mais chargés d’une intensité rare, résonnaient comme une confession d’amitié :
« Je suis sincèrement heureux pour lui. Avant d’être une star, c’est avant tout mon ami. J’ai partagé avec lui le quotidien de Dortmund, et je garde de lui une estime profonde. Je suis donc super content pour lui. Félicitations à lui », déclara-t-il, sourire au coin des lèvres, dans la zone mixte du stade marseillais.
Puis, avec un brin d’ironie contenue, il ajouta : « Je ne peux pas trop en dire car il défend aujourd’hui les couleurs de l’adversaire que nous venons d’affronter. Mais, pour moi, c’est un trophée mérité, il n’y a rien à redire. » Ainsi parlait un passionné de football, refusant de travestir son admiration par des rivalités de circonstance.
Des chemins qui se croisent à Barcelone
Leur histoire commune ne s’arrête pas aux terres allemandes. Quelques années plus tard, sous le ciel catalan, les deux hommes se sont à nouveau croisés au FC Barcelone. Aubameyang n’y fit qu’un bref passage en 2022, tandis que Dembélé y avait déjà bâti, quatre années durant, son royaume de dribbles et de fulgurances. De ces instants partagés reste le parfum d’une complicité sportive et humaine.
Aubameyang, lui, n’est pas étranger aux fastes du Ballon d’Or. Le buteur gabonais, jadis proclamé joueur africain de l’année 2015, avait vu son nom figurer parmi les prestigieux nommés à deux reprises. En 2017, avec Dortmund, il gravit les marches jusqu’à la 21e place. Deux ans plus tard, à Arsenal, il partagea le 20e rang avec le Serbe Dušan Tadić.
Aujourd’hui, témoin du couronnement de Dembélé, il savoure ce triomphe comme une victoire partagée. Car dans le grand théâtre du football, où les étoiles naissent et s’éteignent, il est des amitiés qui brillent plus fort que les trophées. Aubameyang, dans l’ombre de ce sacre, apparaît comme le miroir fidèle de cette vérité : derrière chaque Ballon d’Or se cache aussi l’éclat des liens humains.

























