À l’occasion de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), placée sous le thème « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains », le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est rendu ce 21 septembre 2025 à New York pour défendre les priorités du Gabon et du continent africain sur la scène internationale.
Sa prise de parole, attendue le jeudi 25 septembre, s’inscrit dans une dynamique de repositionnement stratégique du Gabon au sein du concert des Nations. Le chef de l’État entend partager les enseignements tirés de la Transition politique en cours, tout en déclinant les ambitions de la Ve République. Ce moment diplomatique fort vise à réinstaller le Gabon à un niveau d’influence compatible avec ses engagements en matière de paix, de développement durable et de gouvernance.
Parmi les axes majeurs de son intervention à l’ONU figurent la justice climatique, la préservation des forêts tropicales et la diversification des financements pour le développement. Le président plaidera pour un allègement de la dette et des conditionnalités adaptées aux réalités africaines, tout en appelant à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU pour garantir une représentation permanente de l’Afrique, conformément à la déclaration d’Ezulwini.
Dans un contexte géopolitique marqué par les conflits (Ukraine-Russie, Israël-Palestine), les recompositions d’alliances et les tensions multilatérales, Oligui Nguema devrait insister sur le rôle central de l’ONU face aux blocs régionaux et au G20. Il portera également une attention particulière à l’Agenda 2030, dont seulement 15 % des Objectifs de développement durable ont été atteints à ce jour, et aux mécanismes de financement liés à l’Accord de Paris et au fonds « Pertes et préjudices ».
Le Gabon, par cette participation active, confirme sa volonté de contribuer aux grandes décisions mondiales et de faire entendre la voix des pays vulnérables dans les débats qui façonneront l’avenir de la planète.

























