Une vidéo devenue virale sur Tiktok depuis quelques heures, dans laquelle les internautes béninois professent des insultes contre le président gabonais Oligui Nguema et son épouse, a provoqué une vive indignation au Gabon. Ce dérapage, loin d’être anecdotique, soulève des interrogations profondes sur les limites du discours numérique et le respect des symboles républicains.
En s’attaquant à la plus haute autorité de l’État, ce ne sont pas seulement des individus qui sont visés, mais l’institution présidentielle elle-même, et par extension, la souveraineté du Gabon. Ce type de provocation, s’il n’est pas fermement recadré, risque d’alimenter des tensions intercommunautaires et de fragiliser le vivre-ensemble dans un pays historiquement reconnu pour sa stabilité et son hospitalité.
Le silence, dans ce contexte, serait une erreur politique. L’opinion publique gabonaise exige des réponses claires et des mesures concrètes. Il est attendu que le ministre des Affaires étrangères convoque l’ambassadeur du Bénin à Libreville pour obtenir des explications officielles et rappeler les principes fondamentaux du respect entre États souverains. L’Ambassade du Bénin, quant à elle, doit condamner publiquement ces propos et présenter des excuses formelles au peuple gabonais, car lorsque les internautes béninois professent des insultes contre le président gabonais Oligui Nguema et son épouse sur Tiktok, c’est la dignité de toute une nation qui est touchée.
Au-delà de la réponse diplomatique, il est impératif que les auteurs de cette vidéo soient identifiés et traduits en justice. L’impunité numérique ne peut devenir la norme. Le Gabon, terre d’accueil et de paix, ne saurait tolérer que sa dignité nationale soit bafouée sous couvert de liberté d’expression mal comprise. L’opinion attend donc une réaction exemplaire, afin que plus jamais les internautes béninois professent des insultes contre le président gabonais Oligui Nguema et son épouse sur Tiktok sans conséquence.
Cette affaire révèle une urgence : celle de redéfinir les contours du respect mutuel à l’ère des réseaux sociaux. Le Gabon doit se faire respecter, non par la colère, mais par la fermeté institutionnelle. Car dans toute République digne de ce nom, l’honneur de ses institutions n’est pas négociable, il est inaliénable.


























