Seul Denis Sassou Nguesso a été invité au sommet sur les économies africaines du 18 mai 2021 à Paris, au compte de l’Afrique centrale, sur l’ensemble des 19 Chefs d’Etat présents. Le reste a tout simplement été snobé avec une forte présence de leurs homologues d’Afrique de l’Ouest considérés comme bons élèves au plan économique voire politique.
Au Cameroun, le Palais Etoudi, se sent toujours « froissé » de n’avoir pas vu Paul Biya parmi les 19 Chefs d’Etat conviés à la messe sur la relance des économies africaines. Ce pays représente 40% du PIB de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC).
Or, le président Denis Sassou Nguesso, en homme prudent, a exercé un lobbying acharné pour être invité in extremis selon notre confrère de la lettre du Continent dans son édition du 20 mai dernier. Aux côtés du président congolais, il y avait Pahimi Padacké Albert, le nouveau Premier ministre tchadien.
Dans la liste des exclus, le Cameroun était assisté par le Gabon, la Guinée équatoriale et Sao Tomé Principe.
La lettre du Continent mentionne la réplique du président gabonais Ali Bongo Ondimba par la rencontre avec Patricia Scotland le 11 mai à Londres dans le cadre de son adhésion au Commonwealth.
Explications de Paris qui peine à convaincre les pays vexés
Pour Paris, il s’agit des pays qui « ont signé la tribune du Financial Times du 25 avril 2020 sur la dette des pays africains étaient invités à l’événement », précise notre confrère. Cependant Buhari et le tunisien Kaied ne l’ont pas signé mais étaient invités au sommet.
Pour les responsables d’Afrique centrale, Macron privilégie les zones non influencées par la France comme le Nigeria, l’Ethiopie, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Rwanda et le Mozambique. Ces pays ont été à l’honneur à Paris.
L’autre argumentaire utilisé par Paris est la forte croissance des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui ont connu le double voire le triple de la croissance de l’Afrique centrale. A cet argumentaire, il y a le renouvèlement de l’élite de l’UEMOA qui s’ajoute.


























