L’école nationale de la magistrature (ENM) de Libreville a accueilli hier, lundi 8 septembre, un séminaire de formation crucial pour une trentaine de magistrats gabonais, axé sur la gestion du contentieux électoral.
Cet événement, soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le gouvernement japonais, témoigne de l’engagement du Gabon à renforcer les compétences de ses juges dans un domaine essentiel à la démocratie. Les interventions, notamment celles du Directeur de cabinet du ministère de la Justice, Clauvis Nyama Mouketou, et de la Directrice de la formation continue à l’ENM, Sidonie Flore Ouwé, ont souligné le rôle fondamental de la justice dans la garantie de la sincérité des suffrages et la prévention des tensions post-électorales.
L’impartialité et la qualité des décisions judiciaires sont vues comme les piliers de la confiance citoyenne dans les institutions, et donc de la stabilité démocratique.
Le Directeur général de l’ENM, Pierre Ndong Aboghé, a chaleureusement remercié le PNUD et le Japon pour leur appui, rappelant la volonté des plus hautes autorités gabonaises de promouvoir une justice indépendante et crédible. Cette formation des magistrats gabonais s’inscrit dans une vision plus large de consolidation de l’État de droit, où chaque décision rendue par un magistrat contribue à l’ordre social et à la paix.
Le représentant résident du PNUD, Alain Ayadokoun, a réaffirmé l’engagement de son organisation en faveur d’une gouvernance inclusive, considérant une justice électorale équitable et rapide comme un rempart contre les crises.
L’objectif est clair : doter les magistrats des outils nécessaires pour traiter les litiges électoraux avec rigueur et objectivité, assurant ainsi la légitimité des processus démocratiques. ce séminaire représente un investissement stratégique pour la paix et la cohésion au Gabon.
En renforçant les capacités des magistrats gabonais en matière de contentieux électoral, le pays s’assure que les élections soient non seulement libres et justes, mais aussi acceptées par tous, consolidant ainsi la confiance des citoyens dans leurs institutions.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























