À Genève, du 2 au 4 septembre 2025, la présence du Gabon au Sommet annuel du World Economic Forum, portée par le ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, a servi à la fois de vitrine et de levier diplomatique.
En intervenant sur des panels stratégiques « l’avenir du travail » et « Leadership pour le défi planétaire » le ministre a inscrit la stratégie gabonaise dans les débats internationaux sur la transition numérique, l’emploi et la lutte contre le réchauffement. Son message principal : le numérique et l’innovation sont des outils indispensables pour accompagner la transition climatique et construire une économie durable. Les retombées potentielles sont multiples. D’abord, la visibilité acquise permet au Gabon de mieux positionner ses projets de digitalisation auprès d’investisseurs internationaux et d’organisations multilatérales, condition essentielle pour mobiliser financements et expertise technique.
Ensuite, en liant numérique et climat, le ministre ouvre la voie à des initiatives hybrides plateformes de suivi environnemental, services numériques pour l’agriculture durable, formation numérique pour jeunes et travailleurs susceptibles d’améliorer productivité et résilience face aux changements climatiques.
Sur le plan diplomatique, la participation renforce les réseaux de coopération sud‑sud et nord‑sud, favorisant des partenariats publics‑privés et l’accès à des technologies adaptées.
Toutefois, la transformation annoncée exige des garanties : plans de formation des compétences locales, cadres réglementaires pour la protection des données, et stratégie inclusive pour ne pas creuser la fracture numérique entre zones urbaines et rurales. la présence du Gabon au WEF est un signal fort d’ambition et d’ouverture.
Pour transformer ces rencontres en projets concrets, l’État devra traduire les engagements en feuille de route opérationnelle, chiffrée et accompagnée de mécanismes de suivi.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























