Dans une atmosphère empreinte d’émotion et de fierté, le Centre hospitalier régional (Chr) de Mouila a officiellement inauguré récemment son tout premier Service d’imagerie médicale, concrétisant une promesse présidentielle faite par le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de la réception des travaux de réhabilitation, d’extension et d’équipement du centre. Ce projet, financé par l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre du Projet d’appui au secteur santé (Pass 2), marque un tournant décisif dans la politique de renforcement des capacités hospitalières en région.
L’installation du scanner, équipement de haute précision à Mouila, répond à une exigence stratégique du Plan national de développement sanitaire, notamment son axe 2, qui vise l’élargissement de l’accès aux soins spécialisés pour tous. Porté par le Professeur Adrien Mougougou, ce plan trace les contours d’une couverture sanitaire universelle, fondée sur l’équité et la proximité.
Pour garantir la continuité des services, un groupe électrogène de grande capacité a été acquis, assurant le fonctionnement optimal des unités critiques, du laboratoire aux soins intensifs. Mérès Mabiala, représentant du ministre de la Santé, a rappelé que « le Gouvernement de la 5e République s’est engagé à rapprocher les soins spécialisés des populations, réduisant ainsi les évacuations périlleuses et coûteuses ».
Edna Pemba Ndong, responsable du nouveau service, a salué cette avancée qui permettra de freiner les évacuations liées aux AVC et autres urgences diagnostiques de Mouila à Libreville. Le Directeur général du CHR de Mouila, Gildas N’dongo, a quant à lui souligné l’impact de la gouvernance participative dans la transformation de l’établissement.
Cette inauguration coïncide avec la campagne « Ngounié Santé 2025 », portée par la Première Dame Zita Oligui Nguema et la Fondation Ma Bannière. Médecins et personnels soignants sillonnent les neuf départements pour offrir des soins gratuits et sensibiliser les populations isolées. Près de 12 000 personnes pourraient bénéficier de cette opération, symbole d’un Gabon qui soigne, protège et se relève par ses propres moyens.


























