Mbigou, de la province de la Ngounié, n’avait certainement pas besoin d’un tel scandale en ce 30 août, jour de la fête de la libération – une journée censée mettre à l’honneur les forces de défense et de sécurité. Ironie du sort : c’est justement un gendarme qui a défrayé la chronique… pour une affaire de chanvre indien !
Selon un témoin resté anonyme, tout commence lorsqu’un civil aperçoit un homme en tenue civile au comportement suspect. Intrigué, il s’approche et découvre l’impensable : l’individu n’est autre qu’un gendarme, pris sur le fait alors qu’il tentait de cacher un sac rempli de chanvre indien.
La réaction ne se fait pas attendre : le civil alerte aussitôt les populations, provoquant un attroupement indigné en plein cœur des festivités. « On nous demande de respecter l’uniforme, mais voilà ce que certains en font ! » s’exclame un riverain en colère.
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Cet incident embarrassant jette une ombre sur les célébrations et soulève des questions explosives : comment un représentant de l’ordre, censé combattre le trafic de stupéfiants, peut-il se retrouver en flagrant délit ?
Alors que l’enquête promet de faire grand bruit, les habitants de Mbigou restent sidérés par le symbole : ce scandale de chanvre indien éclate précisément le jour où la nation acclame ses forces armées.
« Quand le berger se met à dévorer ses brebis, qui protégera le troupeau ? »
C’est la question a laquelle les forces de défenses et de sécurités devront répondre.
Par Darlyck Ornel Angwe

























