Port-Gentil, Gabon malgré le retour progressif du poisson sur les étals, les prix restent désespérément élevés, plongeant de nombreux foyers dans l’inquiétude. Au Centre de pêche artisanale, les débarquements se multiplient, mais cette hausse de l’offre ne se traduit pas par une baisse des tarifs. Le capitaine et la dorade se maintiennent à 2 800 F CFA/kg, tandis que le bar et le machoiron atteignent jusqu’à 3 700 F CFA/kg dans certains quartiers.
Cette situation soulève des interrogations sur les mécanismes de régulation du marché et l’efficacité des politiques de soutien à la pêche locale. Selon la ministre de la Mer, Laurence Ndong, plusieurs facteurs structurels entravent une baisse des prix :
– La prédominance de la pêche côtière, peu équipée pour les zones hauturières
– La réduction de 70 % des espaces de pêche en raison des zones protégées et des parcs marins
– Les contraintes liées aux zones pétrolières, qui obligent les pêcheurs à rallonger leurs trajets, augmentant ainsi les coûts de production
《Avant, les Gabonais mangeaient du poisson tous les jours. Aujourd’hui, c’est devenu un luxe.》Affirme Laurence Ndong
Appel à l’action
Face à cette crise alimentaire silencieuse, il est urgent que les autorités locales et nationales réévaluent les politiques de gestion des ressources halieutiques. Des mesures concrètes doivent être envisagées pour :
– Soutenir les pêcheurs artisanaux par des subventions ciblées
– Réaménager les zones de pêche pour un meilleur équilibre entre conservation et sécurité alimentaire
– Renforcer les contrôles sur les prix pratiqués par les grossistes et détaillants
Le poisson, aliment de base pour des milliers de Gabonais, ne doit pas devenir un produit de luxe. Il est temps d’agir pour garantir à tous un accès équitable à cette ressource vitale.









































