Libreville, le 18 août 2025 – Une rumeur persistante concernant la délocalisation du match crucial entre le Gabon et la Côte d’Ivoire, prévu le 9 septembre pour les éliminatoires du Mondial 2026, sème le trouble dans le monde du football africain. Alors qu’un média sportif ivoirien, Sportmania.ci, a affirmé que la rencontre se jouerait sur terrain neutre faute d’homologation des stades gabonais par la CAF, la fédération gabonaise de football (Fégafoot) et des sources proches de la FIFA démentent fermement cette information, qualifiant ces affirmations « d’erronées ».
Selon la publication ivoirienne, la Côte d’Ivoire, dauphin du groupe, devrait affronter les Panthères gabonaises dans un duel décisif pour la qualification. C’est sûrement la cause réelle que certains médias sont allés dans le même sens du média ivoirien.
L’absence d’homologation de tout stade gabonais par la Confédération africaine de football (CAF) aurait conduit à cette décision de jouer sur terrain neutre. Cette nouvelle, relayée avec empressement par une partie de la presse, a semé l’effroi, particulièrement du côté ivoirien, où l’on semble craindre une manœuvre visant à désavantager les Éléphants.
Cependant, la réalité semble bien différente. Gordon Savic, chef des opérations événementielles pour les matchs internationaux de la FIFA, avait adressé un courrier à la Fégafoot précisant clairement que la rencontre Gabon-Côte d’Ivoire se déroulerait le 9 septembre 2025 à 19h00 GMT à Franceville. Cette information officielle de la FIFA contredit directement les allégations de délocalisation.
Du côté de la CAF, l’instance continentale s’est dite surprise par cette rumeur. Un responsable de la direction des compétitions a assuré qu’aucune notification de délocalisation n’avait été envoyée à la Fégafoot, réaffirmant la validité du document de la FIFA stipulant que le match aura bien lieu à Franceville. La Fégafoot, quant à elle, a tenu à apporter des précisions pédagogiques. Elle rappelle qu’une délocalisation n’est possible qu’après une inspection des installations par des experts de la CAF et la transmission d’un rapport. Or, aucune mission d’inspection n’a été dépêchée à Franceville, et aucune notification en ce sens n’a été reçue.
Face à cette cacophonie, il est clair que des « coups bas » sont peut-être orchestrés, notamment du côté ivoirien, compte tenu de l’enjeu de cette rencontre. Néanmoins, la Fégafoot maintient son cap, ses responsables travaillant d’arrache-pied pour assurer le bon déroulement de cet événement majeur. La priorité reste la préparation de l’équipe nationale et la garantie que le match se tiendra comme prévu, dans le respect des décisions officielles de la FIFA.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























