Libreville, le 18 août 2025 – C’est une plaie ouverte dans le cœur du football gabonais, un vestige d’ambitions passées aujourd’hui rongé par l’oubli. Le Stade de l’Amitié d’Angondjé, autrefois fierté de la capitale et témoin de rencontres internationales mémorables, est désormais abandonné à lui-même, comme un colosse figé dans le silence. Ce monument déserté contraste cruellement avec les besoins actuels du sport national. Alors que le Gabon peine à trouver une enceinte homologuée pour ses matchs internationaux, le choix systématique de Franceville, au détriment de cette structure capable d’accueillir de grandes affiches, sonne comme une injustice criante.
La tristesse est palpable lorsque l’on évoque l’état actuel de ce stade mythique. Là où devraient résonner les chants des supporters et vibrer l’enthousiasme des grandes compétitions, règne un silence pesant. Les infrastructures du Stade de l’Amitié d’Angondjé, jadis modernes, semblent avoir été laissées à l’abandon, sans les réaménagements indispensables pour satisfaire aux normes de la CAF. Ce manque d’entretien et de vision prive Libreville de matchs de haut niveau et relègue cette enceinte prestigieuse au rang de simple souvenir. Même le championnat national détourne son regard, signe d’une déchéance profonde qui interpelle.
Ce délaissement est d’autant plus pathétique que le Gabon dispose d’un potentiel immense, mais semble incapable de le valoriser. L’utilisation exclusive de Franceville, bien que méritante, accentue le sentiment d’un pays qui ne parvient pas à capitaliser sur ses propres atouts, laissant le Stade de l’Amitié d’Angondjé dépérir faute de volonté politique et de planification claire. C’est une image dévalorisée que le Gabon projette, donnant l’impression d’un désordre institutionnel qui ternit son rayonnement sportif et international.
Face à cette situation désolante, un appel vibrant est lancé à la plus haute autorité du pays. Nous implorons le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le « grand bâtisseur », de poser un regard bienveillant sur ce dossier crucial. Il est temps de redonner vie au Stade de l’Amitié d’Angondjé, de le réhabiliter pour qu’il retrouve sa gloire d’antan et devienne enfin le véritable écrin du football gabonais. Un tel geste serait un signal fort, une preuve de détermination à soigner l’image du Gabon et à investir dans son avenir sportif. Le potentiel est là, il ne demande qu’à être réveillé.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























