À Akanda, l’Église du Royaume des Sacrificateurs du Christ (RSC) a, tel un phare dans la tempête, éclairé les vies de ceux que la maladie et le besoin assiègent. La deuxième édition de la Convention du Bon Samaritain, Samaritaine (2S), dirigée par le Révérend Pasteur Alain Roger Bambeda Boukomba, s’est tenue durant une semaine, offrant soins gratuits, nourriture et réconfort spirituel. Le samedi 8 août 2025, le Centre Hospitalier Universitaire d’Akanda, communément appelé hôpital militaire, est devenu le théâtre de gestes de miséricorde, où la main de l’Église s’est tendue comme une bouée jetée à ceux qui se noient dans les épreuves.
Les bénéficiaires n’ont pas caché leur reconnaissance. Mme Essola, le visage illuminé d’émotion, confie : « Vous avez montré que l’Église n’est pas seulement prier ou jeûner, mais aussi donner. » Elle raconte comment, dès le matin, ses soins et ceux de l’enfant de sa sœur ont été pris en charge par l’Église RSC, sans qu’un seul franc ne soit exigé.
François Xavier Mvogo avoue sa surprise : « Quand on m’a dit : “Jésus paie pour toi”, j’ai demandé : quel Jésus ? » Ne pouvant régler la totalité de sa facture, il décrit ce don comme une pluie bienfaisante tombant en saison de sécheresse : « Que Jésus, qui est Dieu, continue toujours à vous combler. »
Laure Moussavou, responsable adjointe du Département actions sociales de l’Église du RSC, explique : « Nous sommes allés au CHU d’Angondjé pour apporter soutien et solidarité. Nous avons payé ordonnances, consultations, examens, apporté de l’eau, symbole de vie, et des Bibles, Parole de Dieu. » Elle précise que « le financement vient essentiellement des serviteurs de Dieu », Dieu lui-même pourvoyant aux besoins.

Pour le Révérend Bambeda Boukomba, cette convention est portée par une vision claire : « Évangéliser et secourir sont des urgences pour Dieu. » Il évoque le Samaritain, figure biblique de l’homme qui soigne son prochain sans s’attacher à son origine, et la Samaritaine, femme transformée par la rencontre avec Jésus, qui partit annoncer la bonne nouvelle à son peuple.
Le pasteur rappelle que « Dieu est le meilleur secours ». Le Samaritain incarne l’action humanitaire, la Samaritaine l’annonce de l’Évangile. Il cite les paroles du Christ : « J’étais malade et vous ne m’avez pas secouru ; j’étais en prison et vous ne m’avez pas rendu visite. » Pour lui, cette mission exige de dépasser les moyens matériels limités : « Nous avons l’élan du cœur et l’amour de Dieu qui nous anime, pour aller au-delà de nos capacités physiques comme financières. »
La prochaine étape, annoncée avec foi, est l’hôpital d’Égypto, puis, si Dieu le permet, l’Hôpital général : « Nous n’avons pas d’appui politique, mais nous évangélisons aussi par l’action. » À chaque sortie, l’équipe apporte des kits alimentaires, car « Jésus a dit : nourrissez-les vous-mêmes ».
La Convention 2S de l’Église du RSC est plus qu’un simple événement : c’est une arche qui recueille ceux que les flots de la vie menacent d’engloutir. Entre la main secourable du Samaritain et la voix porteuse de la Samaritaine, l’Église conjugue compassion et mission, convaincue que nourrir un corps affamé et apaiser une âme perdue relèvent de la même obéissance.
Ainsi, sous la houlette du Révérend Bambeda Boukomba, l’Église du Royaume de Sacrificateurs du Christ inscrit, dans la trame de la ville d’Akanda, les gestes simples mais puissants qui rappellent que, même dans la nuit la plus épaisse, une lampe peut encore briller.

























