Depuis plusieurs jours, les riverains de l’usine Sucaf Gabon à Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, vivent une situation critique marquée par l’absence d’eau potable et d’électricité. Ce double déficit, rapporté par L’Union, met en lumière les fragilités structurelles qui affectent certaines zones industrielles du pays.
Les robinets sont à sec, obligeant les familles à parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau, souvent insalubre. Les coupures d’électricité, parfois totales sur une journée, empêchent l’utilisation des forages et des pompes à eau, aggravant la précarité. Cette situation a des répercussions directes sur l’hygiène, la santé, l’éducation et l’activité économique de Franceville.
Alors que Sucaf Gabon représente un acteur économique majeur dans la région, les populations environnantes s’interrogent sur le contraste entre la prospérité industrielle et la détérioration de leurs conditions de vie. Ce paradoxe soulève des questions sur la responsabilité sociale des entreprises et sur l’efficacité des politiques publiques en matière d’aménagement et de services de base.
Les témoignages recueillis traduisent une exaspération croissante : réveils à 3h du matin pour espérer remplir un bidon, commerces paralysés, familles à bout. L’absence de réponse concrète des autorités locales pour le cas de Sucaf Gabon alimente un sentiment d’abandon et d’injustice.
Dans un pays comme le Gabon, richement doté en ressources hydriques, ce type de pénurie ne devrait pas perdurer. L’accès à l’eau potable et à l’électricité est un droit fondamental et un impératif de développement. Il est crucial que les autorités fassent de cette problématique une priorité absolue, en mettant en place des solutions durables et équitables.
Les infrastructures de base ne peuvent rester à la traîne dans des régions où le secteur industriel prospère. Il en va de la cohésion sociale, de la crédibilité des institutions, mais surtout, de la dignité des citoyens.
Ce cas illustre une fracture entre les zones de production et les zones d’habitation, où les bénéfices économiques ne se traduisent pas en amélioration des conditions de vie. Il interpelle sur la nécessité d’une gouvernance territoriale plus inclusive, où les impératifs de développement industriel ne se font pas au détriment du bien-être des citoyens.
La crise de Sucaf Gabon à Franceville n’est pas seulement une question d’eau et d’électricité : elle est le reflet d’un modèle à repenser, où chaque citoyen devrait bénéficier des fruits du progrès.

























