Le tonnerre gronde à Marseille, mais cette fois, il ne vient pas du ciel. Il vient du cœur battant du Vélodrome, prêt à accueillir son prodige revenu de loin. Pierre-Emerick Aubameyang, l’enfant retrouvé de l’Olympique de Marseille, signe son grand retour sous les couleurs phocéennes.
Ce jeudi, l’OM a officialisé par communiqué la signature du buteur gabonais, un an après son départ. Les détails du contrat restent dans l’ombre, mais la lumière, elle, est bien sur « Aubame », qui sera présenté à la presse ce vendredi à la Commanderie. Il devrait également apparaître samedi soir, non pas crampons aux pieds mais yeux de spectateur, lors du match amical face au FC Séville.
« Oui, la foudre peut frapper deux fois au même endroit ! », s’est exclamé le club sur X (anciennement Twitter). Une image qui dit tout : le retour de l’éclair.
L’an dernier, l’attaquant avait enflammé les filets avec une saison stratosphérique : 30 buts, 11 passes décisives, et un record historique en Ligue Europa (34 réalisations), gravé à jamais dans le marbre européen. Hélas, malgré ses exploits individuels, l’OM avait sombré collectivement, terminant à une morne 8e place, orpheline de la moindre qualification européenne.
Parti en Arabie saoudite pour une escale au club d’Al-Qadsiah, Aubameyang n’a pas perdu son flair. Avec 21 buts en 36 matches, il a prouvé que son instinct de buteur n’avait rien perdu de sa morsure.
À 36 ans, celui qui a brillé à Dortmund, Arsenal, Barcelone et Chelsea revient à Marseille comme on revient chez soi. Le Vélodrome, ce colosse de béton et de passion, s’apprête à vibrer de nouveau au rythme de ses accélérations.
« Il a encore le feu sacré, celui qui embrase les stades et renverse les défenses », clame l’OM. Et les supporters ne s’y sont pas trompés : mercredi, ils étaient plus de 500 à l’attendre à l’aéroport de Marignane, chants et écharpes au vent, comme pour accueillir un roi revenu d’exil.
Le rideau va se lever une nouvelle fois. Et dans le théâtre marseillais, l’un de ses acteurs les plus flamboyants reprend sa place sous les projecteurs.


























