Libreville, Gabon – 8 juillet 2025– Le monde du sport gabonais est frappé par un coup terrible. Le rideau est tombé sur la vie de Richard Damas, une figure titanesque dont le nom était synonyme de passion et de dévouement pour l’athlétisme. La Fédération gabonaise d’athlétisme (FGA) a annoncé ce mardi, dans un communiqué empreint de douleur, le décès de celui qui fut son président, laissant derrière lui un vide immense et des cœurs meurtris.
C’est une étoile qui s’est éteinte dans le ciel sportif gabonais. Richard Damas, originaire de l’Estuaire, n’était pas qu’un simple dirigeant ; il était un architecte, un bâtisseur qui, dès 1998, a insufflé une nouvelle vie à l’athlétisme national. Pendant huit années, ses deux mandats à la tête de la FGA furent marqués par une détermination sans faille, une vision audacieuse et une gestion qui a forgé des générations d’athlètes et de dirigeants. Il a su hisser les talents gabonais sur les plus hautes marches de la scène régionale, laissant un héritage indélébile, gravé à jamais dans les annales du sport.
La tristesse est palpable au sein de la FGA. Taty Anaclet Mathieu, actuel président et ancien collaborateur de Damas, a exprimé avec émotion la profondeur de cette perte : « Richard Damas a été un guide, un pilier. Son départ est une immense perte pour notre famille sportive. » Ces mots résonnent comme un écho de la douleur partagée par tous ceux qui ont eu le privilège de croiser son chemin, de bénéficier de ses conseils et de sa sagesse.
Son influence ne s’est pas limitée aux frontières du Gabon. Richard Damas a également été une force motrice sur la scène continentale, portant haut les couleurs de l’athlétisme africain en tant que président de la zone 3. Son engagement sans faille lui a valu le respect et l’admiration de tous. La FGA prépare un hommage officiel, un dernier salut à un homme qui a tout donné pour sa passion, un hommage qui, sans aucun doute, sera à la hauteur de l’homme et de l’héritage qu’il nous laisse. Le stade se tait aujourd’hui, mais l’esprit de Richard Damas continuera de courir dans les cœurs de ceux qu’il a inspirés.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi, journaliste stagiaire

























