Ce mercredi 12 juin, dès les premières lueurs du jour, le quartier Mangoungou, à Franceville, s’est réveillé dans une atmosphère électrique. Une vague d’indignation a déferlé parmi les résidents, tournant leur colère vers l’entreprise Gabon mining, accusée de privilégier les travailleurs expatriés au détriment des gabonais.
Des conditions de travail décriées
Selon les premières informations, la contestation repose sur deux revendications majeures : des conditions de travail jugées abusives et une gestion des ressources humaines biaisée, où les postes les plus lucratifs semblent systématiquement confiés aux expatriés. Pendant ce temps, les travailleurs gabonais sont cantonnés à des emplois de moindre importance, nourrissant un sentiment de frustration et d’injustice.
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Deux leaders arrêtés, une mobilisation qui s’amplifie
Face à cette situation, une manifestation spontanée a éclaté, poussant les autorités à intervenir. Deux figures du mouvement ont été arrêtées par la police, ce qui n’a fait qu’attiser la colère des protestataires. Ces arrestations sont perçues comme une tentative de museler une contestation légitime, renforçant la conviction des manifestants que leurs droits sont bafoués.
Une nationalisation qui peine à s’imposer
Depuis plusieurs années, la question de la nationalisation de certains secteurs économiques est au cœur des débats. Pourtant, dans les faits, les entreprises continuent de favoriser les compétences expatriées, laissant les citoyens gabonais en marge des décisions importantes. Ce favoritisme pose un véritable problème de souveraineté économique et sociale.
Aujourd’hui, les résidents de Franceville exigent une révision des politiques de recrutement et une plus grande inclusion des travailleurs locaux dans les postes stratégiques. La question reste entière : le Gabon parviendra-t-il à imposer une véritable politique de nationalisation ou continuera-t-il à céder la primeur aux expatriés ?
Affaire à suivre, alors que la mobilisation pourrait s’étendre et mettre la pression sur les autorités compétentes.

























