Qu’est-ce qui se passe réellement à l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (Agasa) ?
Il y a quelques jours, la descente du directeur général adjoint de l’Agasa, Oscar Sadibi Mapangou, à Plein-Ciel, Essassa et dans la commune de Ntoum a attiré l’attention. Cette visite inopinée des usines de fabrication de sachets d’eau a été fortement saluée par l’opinion publique.
Plusieurs articles ont été rédigés à cet effet, et même un reportage vidéo a été diffusé au journal de 20 heures.
On a pu voir les conditions de fabrication des sachets d’eau : dégueulasses, mauvaises conditions d’hygiène. Au journal de 20 heures, Oscar Sadibi Mapangou a déclaré : « Ces usines sont insalubres. Elles doivent être fermées sans délai. Elles ne respectent aucune norme de sécurité sanitaire. » Ce qui a exprimé le mécontentement du commandant.
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Cette sortie a été applaudie, car il en va de la santé de la population, qui consomme ces eaux sans connaître les conditions délabrées dans lesquelles elles sont fabriquées puis mises à disposition.
Mais grande fut la surprise de l’opinion publique après le communiqué du directeur général Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou, qui désavoue et réprimande cette descente, rappelant à l’ordre son collaborateur. Il semblerait que l’initiative prise par son adjoint n’ait guère respecté les procédures administratives qui régissent l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire : « Conformément au système de management intégré de l’Agasa, toutes les missions d’inspection sont programmées et coordonnées par le directeur de l’inspection et des contrôles sanitaires phytosanitaires, et exécutées par les inspecteurs et contrôleurs assermentés. » Cela laisse donc penser que le torchon brûle au sein de l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire.
Cette sortie a suscité de fortes réactions chez les internautes, qui pensent que l’inspection ne fait pas réellement son travail. Sinon, comment expliquer que la descente du directeur général adjoint fâche, alors qu’elle a permis de démanteler un réseau de fabrication de sachets d’eau dans des conditions d’hygiène douteuses ? Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou estime qu’Oscar Sadibi Mapangou n’est pas la personne idéale pour ce type d’opération.
Comment concevoir qu’une institution censée converger vers les mêmes causes se donne en spectacle à mondovision, certainement pour des égaux personnels ? Était-il nécessaire d’étaler leurs failles ? Ne pouvaient-ils pas régler cela en aparté ? Par ailleurs, le directeur général de l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire, Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou, a tenu à « rassurer le ministère public, les opérateurs économiques et l’ensemble des inspecteurs de l’Agasa que tout sera mis en œuvre pour que plus jamais de telles dérives ne se poursuivent. »
L’opinion pense que si cette descente a porté des fruits, il n’était pas nécessaire de publier ce communiqué. Jean Delors Biyoghe Bi Ntougou aurait pu blâmer son collaborateur en privé, car tous deux prônent une même cause : la sécurité de la santé alimentaire de la population.











































