Ce samedi 3 mai 2025, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a solennellement annoncé les prochaines élections législatives et locales jumelées en septembre et octobre 2025, du Sénat en novembre, dans le cadre de son discours d’investiture. La nomination des juges constitutionnels et des membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). Cette intervention vise à rétablir pleinement l’ordre constitutionnel au Gabon.
S’adressant à la nation, le chef de l’État a affirmé que « l’élection du président de la République met fin au processus de Transition et marque en conséquence le retour de l’ordre constitutionnel ». Il a ensuite précisé les contours du calendrier électoral qui s’étendra jusqu’à la fin de l’année.
Les élections législatives et locales, combinées pour des raisons d’efficacité institutionnelle, se dérouleront en deux tours, respectivement les 27 septembre et 11 octobre 2025. Cette démarche permettra, selon le président, de garantir une mise en place rapide et cohérente des organes décentralisés et représentatifs. Il a déclaré à ce sujet : « Il sera complété par l’organisation des élections législatives et locales ».
Quant au Sénat, son renouvellement se fera également en deux temps, les 8 et 29 novembre 2025. Cette échéance permettra d’installer un Parlement élu dans son intégralité, dès le 4 novembre pour l’Assemblée nationale et le 15 décembre pour la Chambre haute.
Le président Oligui Nguema a par ailleurs annoncé la reconstitution des autres institutions fondamentales de la République. Le Conseil économique, social, environnemental et culturel sera mis en place le 1er décembre 2025, reflétant ainsi une volonté de renforcer la participation citoyenne et l’ancrage démocratique. Enfin, « les juges constitutionnels désignés le 19 décembre prêteront serment le 23 décembre 2025 », a-t-il ajouté.
Ce vaste programme électoral et institutionnel constitue la dernière étape d’un processus de refondation politique. Il s’achèvera par la mise en place complète des structures de la 5e République, dont le président a souligné l’importance stratégique : « L’issue de ce processus marque la fin de l’organisation des institutions constitutionnelles de la 5e République en terre gabonaise ».
Par cette déclaration, le chef de l’État entend poser les bases d’un nouveau pacte républicain, axé sur la légitimité démocratique, la stabilité institutionnelle et l’implication citoyenne. Le Gabon s’apprête ainsi à tourner une page cruciale de son histoire politique.


























