Après deux jours de travail minutieux et sensible, la Cour constitutionnelle a achevé l’examen exhaustif des procès-verbaux électoraux provenant de toutes les régions du pays. Ce dépouillement rigoureux et cette analyse juridique approfondie marquent une étape clé dans le processus de validation des résultats de l’élection présidentielle du 12 avril 2025.
Longtemps critiquée pour ses décisions jugées partiales en faveur du pouvoir déchu, l’institution se trouve aujourd’hui confrontée à un véritable test de fiabilité. Cette échéance électorale, considérée comme la plus démocratique depuis l’indépendance du Gabon, impose à la Cour constitutionnelle de démontrer sa capacité à garantir un processus irréprochable.
Sous la direction de son président, Dieudonné Aba’a Owono, la Cour a entamé l’élaboration de sa décision finale lors d’une audience plénière dédiée à l’examen juridique des résultats. Les juges ont confronté les textes fondamentaux, notamment la Constitution, la Charte de la Transition, le Code électoral et la Loi organique sur la Cour constitutionnelle, pour assurer la conformité et la légalité de chaque étape électorale.
En l’absence de recours enregistrés dans les délais légaux, la voie est désormais libre pour une proclamation officielle des résultats définitifs dans les prochains jours. Ce processus, à la fois scientifique et juridique, vise à renforcer la crédibilité de l’institution et à garantir que le succès de cette échéance électorale ne souffre d’aucune tâche.
Le ministère de l’Intérieur ayant accompli un travail remarquable dans l’organisation du scrutin, il revient désormais à la Cour constitutionnelle de conclure ce processus avec grandeur et transparence, scellant ainsi une étape historique pour la démocratie gabonaise.


























