À quelques heures de l’élection présidentielle au Gabon prévue ce samedi 12 avril 2025, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, s’est exprimé devant les médias pour rappeler les principes régissant ce scrutin, véritable tournant de la vie politique nationale et pour encourager les électeurs à aller voter.
« L’élection du Président de la République, nous y sommes ! », a-t-il déclaré, soulignant que ce rendez-vous électoral consacre la fin de la transition politique engagée depuis le 30 août 2023 sous l’égide du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI). Pour lui, ce scrutin inaugure « l’entrée effective dans la Vème République ».
Le ministre a salué le travail accompli par les institutions en charge du processus électoral : « Le ministère de l’Intérieur a apporté sa contribution à la restauration des institutions, notamment à travers la généralisation du Numéro d’Identification personnelle (NIP), la mise en circulation de la Carte nationale d’Identité électronique (CNIE) et la réforme du Code électoral ».
Dans un souci de transparence, 3.037 bureaux de vote seront déployés, dont 2.941 à l’intérieur du pays et 96 à l’étranger, accueillant un total de 920.200 électeurs. Le ministre a insisté sur le respect des horaires, rappelant que les opérations de vote se tiendront de 7h à 18h, sauf circonstances exceptionnelles prévues par la loi.
Il a précisé que l’accès aux urnes pour cette élection présidentielle 2025 au Gabon reste conditionné par la présentation de la carte d’électeur. Toutefois, « tout électeur inscrit peut voter sur présentation de sa carte d’identité ou de son passeport, en cas de perte ou d’indisponibilité de sa carte d’électeur », a-t-il rassuré.
Concernant la supervision du vote, Hermann Immongault a tenu à rappeler que « les représentants de l’Autorité de Contrôle des élections et du référendum (ACER) n’organisent pas les élections » et doivent « se limiter à des missions d’observation et de contrôle, sans interférer dans le déroulement du scrutin ». Il en va de même pour les 2.450 observateurs accrédités, nationaux comme internationaux, répartis dans 48 missions.

Dans chaque bureau, « le président demeure le seul responsable du maintien de l’ordre » et peut exclure toute personne troublant le bon déroulement du vote.
Enfin, le ministre a insisté sur le contexte pacifique dans lequel se déroulera ce vote : « L’absence de fermeture des frontières, le maintien d’Internet et la libre circulation des personnes témoignent d’une volonté affirmée d’assurer un scrutin serein ».
Appelant au sens civique de chacun, il a conclu : « Le vote est un acte de foi envers la République, une promesse de fidélité à notre idéal collectif. Plus que jamais, nous devons faire bloc autour de ce qui nous unit : la paix, la stabilité, la solidarité nationale ».

























