Ce 7 avril 2025, la rédaction de Gabon Mail Infos s’est intéressée à un extrait d’entretien accordé à nos confrères du journal L’Union par Jean Rémy Yama, figure emblématique de la société civile et acteur incontournable de la scène politique nationale. Dans cet échange, l’ancien syndicaliste n’a pas mâché ses mots pour qualifier la campagne électorale en cours de « terne, morne, sans relief ».
Un constat partagé par une partie non négligeable de la population gabonaise, pour qui cette période électorale semble manquer de dynamisme, à la différence des précédentes. Ce sentiment de fadeur est également renforcé par l’absence remarquée de certains candidats sur le terrain. « Après la transition censée marquer une rupture, je m’attendais à une campagne vivante, intense, avec un réel engouement. Or, ce que l’on voit aujourd’hui, c’est une campagne terne, morne, sans relief. Cela s’explique en partie par mon absence de la course. Certains ont dit que c’était un match. Je confirme », a-t-il déclaré sans ambages.
Se plaçant comme un adversaire de poids, Jean Rémy Yama estime qu’il aurait constitué une réelle menace pour le président du Mouvement des bâtisseurs, Brice Clotaire Oligui Nguema. « Le candidat de la transition, par exemple, fait le strict minimum. Pourquoi ? Parce qu’il sait qu’il n’est pas face à une vraie concurrence. La vraie concurrence, ça aurait été moi », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, la présence de plusieurs figures de l’ancien parti au pouvoir aux côtés du candidat Oligui Nguema ne cesse d’alimenter la controverse. « Il ne faut pas se mentir. Le président de la transition est entouré de PDGistes. Encore heureux qu’il ne soit pas assiégé. On parle d’inclusion, mais c’est de l’exclusion déguisée », s’est-il indigné.
Jean Rémy Yama va plus loin, convaincu que les sept candidats indépendants engagés dans la course présidentielle sont, selon lui, tous affiliés de près ou de loin à l’ancien parti au pouvoir. Une déclaration lourde de sens, qui ne manquera pas de susciter des réactions dans l’arène politique nationale.

























