Le mois de mars est un moment clé dédié aux femmes, bien au-delà de la Journée internationale des droits des femmes célébrée chaque 8 mars. Ce mois, également connu sous le nom de « Mars Jaune », est consacré à la lutte contre l’endométriose, une maladie gynécologique encore mal connue mais qui touche de nombreuses femmes.
Chaque année, mars est marqué par des campagnes de sensibilisation à l’endométriose, une condition douloureuse où un tissu semblable à la muqueuse de l’utérus se développe à l’extérieur de celui-ci. Le ruban jaune symbolise cette campagne visant à promouvoir la compréhension, la recherche et le soutien pour les personnes touchées par l’endométriose.
Au Gabon, l’ONG Endofi s’engage depuis des années à briser le silence autour de cette affection invalidante et à sensibiliser la population sur ses impacts durant le mois de Mars Jaune.
L’endométriose se caractérise par la présence de tissus semblables à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, provoquant des douleurs chroniques, des troubles menstruels et, dans certains cas, des problèmes de fertilité. Pourtant, malgré sa prévalence, elle reste souvent mal diagnostiquée et minimisée.
Dans le monde, de nombreuses femmes souffrent en silence, faute d’information et de prise en charge adaptée. C’est pour cette raison qu’Endofi Gabon, fondée par des militantes engagées, mène un combat acharné pour sensibiliser, informer et accompagner les patientes.
Depuis plusieurs années, l’ONG organise des campagnes de sensibilisation, des conférences et des actions de plaidoyer pour améliorer la prise en charge de l’endométriose. Endofi œuvre pour une reconnaissance officielle de cette maladie en tant que problème de santé publique et milite pour un meilleur accès aux soins spécialisés.
Dans le cadre du mois de Mars Jaune, l’association prévoit plusieurs initiatives : des campagnes d’information dans les établissements scolaires et universitaires pour sensibiliser les jeunes filles aux symptômes, des consultations gratuites ou à tarif réduit dans certaines structures partenaires, et des conférences et témoignages pour briser les tabous et encourager les femmes à parler de leur souffrance.
Un appel à l’action pour les autorités sanitaires
Malgré les efforts d’ONG comme Endofi Gabon, la prise en charge de l’endométriose reste insuffisante dans le pays. Le manque de spécialistes, le coût élevé des traitements et l’absence de reconnaissance officielle de la maladie compliquent le parcours des patientes.
À travers Mars Jaune, l’ONG espère interpeller les pouvoirs publics sur l’urgence d’un plan national de lutte contre l’endométriose. L’objectif : faciliter le diagnostic précoce, former les professionnels de santé et garantir un accès équitable aux soins.
*Briser le silence, une urgence*
Le mois de mars est l’occasion de rappeler que l’endométriose n’est pas qu’une simple « douleur de règles » mais une véritable maladie qui peut bouleverser des vies. Grâce à l’engagement de structures comme Endofi, la parole se libère progressivement, mais le chemin reste long.
L’ONG espère que, tout comme Octobre Rose et Novembre Bleu, le combat symbolisé par Mars Jaune soit de plus en plus vulgarisé et que les autorités sanitaires s’y investissent pleinement, car il s’agit d’un tueur silencieux qui ne cesse de faire de nombreux dégâts dans les familles.


























