Depuis plusieurs années, le Gabon s’efforce d’améliorer les conditions de vie des personnes incarcérées. Sous la Transition pilotée par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), des réformes majeures ont été introduites dans plusieurs secteurs, notamment dans le domaine électoral. Parmi celles-ci, une mesure attire particulièrement l’attention : le droit de vote accordé aux détenus bénéficiant toujours de leurs droits civils et politiques.
Présenté comme un « Code électoral inclusif » par l’ONG SOS Prisonniers, ce texte marque une avancée significative en matière de droits humains. « Cette reconnaissance est une avancée pour les droits humains dans notre pays, en général, et pour les droits des prisonniers en particulier », affirme l’association. L’objectif affiché est clair : garantir des élections « plus transparentes et accessibles à tous les citoyens », y compris ceux en détention.
Lors des prochaines élections, à commencer par la présidentielle du 12 avril 2025, des bureaux de vote seront installés dans les établissements pénitentiaires. « Cette réforme vise à élargir la participation électorale et à renforcer l’inclusion dans le processus démocratique », souligne une source gouvernementale. Il s’agit d’un changement majeur, qui devrait permettre à de nombreux détenus d’exercer leur droit de vote.
L’article 114 du chapitre II du Code électoral stipule qu’« un décret pris en Conseil des ministres sur proposition conjointe du ministre de l’Intérieur et du ministre de la Justice fixe les modalités d’organisation du vote en milieu carcéral ». Cette disposition, adoptée après un long processus de concertation, vise à assurer une mise en œuvre claire et efficace du vote en prison.

Selon le ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault, ce nouveau Code électoral résulte d’un travail rigoureux, validé par l’ensemble des institutions compétentes avant sa promulgation le 19 janvier dernier. Une réforme qui traduit la volonté des autorités de doter le Gabon d’un cadre électoral stable et démocratique qui permet aux nombreux détenus d’exercer leur droit de vote donc de choisir leurs dirigeants.


























