L’axe Lebamba-Mbigou a été victime d’un éboulement de terre ce week-end, compliquant une fois de plus l’accès à cette région du pays. Si accéder à des villes de la province de la Ngounié comme Fougamou, Mouila, Ndendé et Lébamba reste relativement facile, la situation est bien différente pour les localités situées au sud de la province, telles que Mimongo, Malinga et Mbigou, chef-lieu du département de la Boumi-Louetsi.
À seulement deux mois de la prochaine élection présidentielle, la problématique des routes demeure bien réelle. Une question soulevée par une partie de l’opposition, qui estime que l’accessibilité à certaines localités, en cette période de saison des pluies, est extrêmement difficile. Sachant qu’il ne sera pas donné à tous les candidats de parcourir le pays par voie aérienne, le mauvais état des routes pourrait empêcher plusieurs d’entre eux d’atteindre certaines populations.
L’ensoleillement des voies demeure très insuffisant dans de nombreuses régions, où le bitume semble être une véritable légende. Les érosions et éboulements causés par les fortes précipitations entravent sérieusement les efforts des travaux publics.
Cet éboulement sur l’axe Lebamba-Mbigou, survenu ce week-end à 20 km de la ville précisément au village Ndenga, a de sérieuses conséquences sur le quotidien des populations de la localité de Mbigou. L’impossibilité pour les opérateurs économiques de se ravitailler en alimentation, ainsi que le risque de ne pas alimenter à temps le groupe électrogène qui alimente la ville en électricité, entraîne des délestages. Dame SEEG est contrainte de conserver le carburant disponible en attendant que la situation revienne à la normale.
Les routiers ont été obligés de stationner leurs véhicules avant le lieu de l’éboulement. Certains ont dû parcourir cette distance à pied pour rejoindre la ville comme nous ont relaté quelques habitant de la localité. Les travaux publics sont à pied d’œuvre afin de rendre l’axe de nouveau opérationnel.
Cette situation devrait véritablement inciter les autorités à prendre en compte ce problème, car il existe de nombreuses régions difficiles d’accès dans le pays. L’axe Mbadi-Moibi, Koulamoutou-Pana, et bien d’autres encore, les exemples ne manquent pas.


























