Les fortes pluies qui se sont abattues ce lundi dans la commune de Moabi, située dans le département de la Douigny, province de la Nyanga, ont occasionné de nombreux dégâts. Elles ont fortement empêché plusieurs élèves et enseignants du lycée Edouard Mossot, principal établissement secondaire de la localité, de se rendre dans leurs lieux de travail et d’apprentissage.
En effet, la rivière Migamba est sortie de son lit, comme ont pu le constater nos confrères de l’AGP. Lundi matin, la rivière Migamba, qui traverse la ville de Moabi à la lisière des quartiers Moudiba et Missafou, est sortie de son lit à la suite des fortes précipitations. Cette crue a généré une vaste étendue d’eau dont le courant, particulièrement fort, a rendu la traversée dangereuse.
Certains élèves ont pu être transportés tant bien que mal par le proviseur de l’établissement, mais cela n’a pas pu empêcher une bonne partie des apprenants d’arriver en retard dans leurs lieux d’apprentissage. Malgré sa bonne volonté, il n’a pas pu poursuivre au-delà de certaines zones impraticables.
Il a fallu attendre plusieurs heures pour que le niveau de l’eau baisse et que le courant devienne moins dangereux, permettant ainsi à la majorité des élèves de rejoindre le lycée Edouard Mossot. Cependant, ceux-ci ont manqué les premières heures de cours. En chemin, ils ont dû traverser un autre point d’eau au niveau du carrefour Missafou qui mène directement au lycée.
La ville de Moabi reste aujourd’hui difficile d’accès. En cette période de fortes pluies dans la province de la Nyanga, la commune de Moabi semble plus que jamais difficile d’accès, preuve de la mauvaise gestion des infrastructures sous l’ancien régime.
La connexion interdépartementale dans la Nyanga est une urgence, et le cas de la commune de Moabi en cette période pluvieuse en est un exemple parmi tant d’autres dans cette province.
Ces dernières semaines, les fortes pluies dans la province de la Nyanga ont causé de nombreuses inondations dans plusieurs localités, notamment à Mabanda, Moabi et Tchibanga. Vivement que le projet d’autonomisation des collectivités apporte un réel changement et un véritable signe de développement dans cette province.
Par Max Delys Robaky

























