Le projet énergétique de Karpowership (KPS) plonge le Gabon dans une impasse où obligations contractuelles, diplomatiques et enjeux financiers s’entrechoquent. Entre réunions houleuses au palais présidentiel et critiques sur une technologie coûteuse, ce partenariat suscite de vives inquiétudes.
Depuis le 20 novembre, plusieurs réunions ont mobilisé les acteurs clés du dossier : Arnaud Engandji, Conseiller Spécial à la Présidence, la SEEG, le Ministère de l’Énergie, et KPS. Selon Le Confidentiel , ces discussions visaient à clarifier une question essentielle : « La poursuite des tests activerait-elle de manière irréversible le contrat ? » KPS a nié cette éventualité, mais cette déclaration n’a pas dissipé les doutes. Dès le 22 novembre, un courrier du Ministère de l’Énergie a ordonné la suspension des travaux sur le site d’Owendo.
Une diplomatie turque musclée
Face à cette suspension, la Turquie a hassé le ton. L’ambassadeur turc, Can Incesu, a exprimé son mécontentement lors d’une rencontre au Palais Rénovation le 26 novembre. Selon ses termes rapportés par Le Confidentiel , « le respect des engagements contractuels est indispensable à la stabilité des relations bilatérales. » Mettant en garde contre des conséquences diplomatiques, il a souligné la nécessité pour le Gabon d’honorer ses obligations.
Le 27 novembre, une nouvelle réunion élargie s’est tenue avec Lebama, Conseiller Spécial chargé des affaires juridiques. KPS vous a rappelé que trois navires, prêts à fournir 70 MW, étaient déjà mobilisés. Or, dans cette phase transitoire, le fioul lourd — indispensable au fonctionnement — reste non commandé par la SEEG. Résultat : « Une facture de près de 2 milliards de FCFA par mois sera due dès 2024, sans générer le moindre kilowatt », affirme l’entreprise.
Une technologie contestée et des coûts exorbitants
Karpowership défend son modèle comme « supérieur à celui d’AGGREKO » au Gabon , mais le recours au fioul lourd, réfléchit pour son impact financier et écologique, accentue les réserves. Pour Le Confidentiel , « cette technologie transitoire expose le Gabon à des dépenses inutiles, sans garantir une production efficace d’électricité. »
Le mutisme persistant du ministère de l’Énergie alimente les spéculations. Selon Le Confidentiel , « le Gabon pourrait être piégé dans un contrat difficilement résiliable, sous peine de pénalités financières massives. » À partir de décembre, une facture mensuelle de 3 millions de dollars menace de peser lourdement sur les finances nationales, tandis que les navires turcs resteront inactifs sans électricité.


























