Ce jeudi 7 novembre 2024, le Conseil d’administration de l’École normale supérieure (ENS) s’est tenu au ministère de l’Éducation nationale. La session a été présidée par la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, en présence du Directeur général de l’ENS, le Pr Rufin Didzambou, de représentants du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Fonction publique et de plusieurs autres responsables de l’établissement. Ce conseil avait pour objectif de discuter des enjeux juridiques, administratifs et financiers de l’ENS, établissement à la double tutelle des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, et de tracer des orientations pour renforcer la qualité de la formation des enseignants gabonais.
La ministre de l’Éducation nationale a salué l’esprit de collaboration qui a prévalu durant ce conseil, déclarant que « toutes les parties ont fait preuve d’une hauteur d’esprit remarquable pour assurer le bon déroulement de cette réunion ». Parmi les questions discutées figuraient notamment les défis juridiques, administratifs et financiers de l’institution, ainsi que les aspects pédagogiques cruciaux pour la qualité de l’enseignement. Le conseil a formulé plusieurs recommandations, dont la mise en place d’un comité ad hoc, chargé de « suivre l’application des mesures adoptées dans les domaines juridiques, administratifs, pédagogiques et financiers afin de renforcer la qualité des enseignements à l’ENS ».
L’une des décisions phares concerne la gestion des concours d’admission, désormais confiée à la Direction des examens et concours. Cette réforme vise à garantir la transparence et l’équité dans les processus de sélection, tout en travaillant en étroite collaboration avec les ministères concernés et la direction de l’ENS pour assurer un déroulement efficace. « Tout est mis en œuvre pour améliorer la qualité de la formation », a assuré Camélia Ntoutoume Leclercq, ajoutant qu’il est impératif d’assurer un financement durable pour l’ENS, qui manque cruellement d’un budget d’investissement. « Des équipements urgents sont nécessaires pour permettre à l’ENS de former efficacement les enseignants de demain ».
Le directeur général de l’ENS, le Pr Rufin Didzambou, s’est montré optimiste face aux mesures adoptées, soulignant que ce conseil d’administration marque un tournant pour l’institution. « Nous avons identifié les maux qui minent l’établissement et travaillé ensemble à des solutions qui donneront un nouvel élan à l’ENS », a-t-il déclaré. Il a également exprimé sa satisfaction quant à la création du comité ad hoc, qui devra « mettre en œuvre toutes les recommandations prises en concertation, afin que des changements concrets soient visibles à court terme ».

En outre, le Pr Didzambou a rappelé que l’ENS, avec ses plus de cinquante ans d’existence, a formé de nombreuses générations d’enseignants, contribuant de manière significative au système éducatif gabonais. Il reconnaît que des améliorations sont nécessaires, mais affirme que « la formation dispensée par l’ENS est déjà de très haute facture ». « C’est un processus d’amélioration continue ; notre institution reste un modèle de qualité et nous devons perpétuellement travailler à l’excellence pour répondre aux besoins actuels de l’éducation », a-t-il ajouté.
Ce Conseil d’administration représente donc un engagement fort pour le futur de l’ENS, qui s’inscrit dans une démarche de modernisation et de performance. Avec les actions envisagées, l’établissement entend répondre aux enjeux contemporains de l’enseignement et continuer à produire des enseignants qualifiés et aptes à contribuer au développement du secteur éducatif au Gabon.

























