Des bagarres en milieu scolaire, ces dernières semaines, les élèves du Lycée Technique National Omar Bongo (LTNOB) ont mené plusieurs incursions au sein du Lycée Gustave Anguilé d’Awoungou, semant l’inquiétude parmi les parents et les élèves de cette zone. Les affrontements entre les deux groupes d’élèves, survenus les mardi, mercredi, jeudi et vendredi derniers, ont culminé en une violente bataille le vendredi 11 octobre 2024, entraînant plusieurs blessés parmi les élèves du Lycée Gustave Anguilé.
Pour tenter de mettre fin à ces violences, le ministre de l’Éducation nationale a diffusé un communiqué lu par le Directeur d’Académie Provinciale, Crépin Ebe Mba. « Depuis quelque temps, des images violentes circulent sur la toile, montrant des rixes entre les élèves du Lycée Technique National Omar Bongo de Libreville et ceux du Lycée André Gustave Anguilé d’Awoungou, certains appelant même à des expéditions punitives », a-t-il déclaré. Selon lui, cette situation a créé une véritable psychose parmi les élèves et leurs parents.
Il a rappelé que toute forme de violence en milieu scolaire est strictement interdite par les lois et règlements en vigueur au Gabon, soulignant que tout élève pris en flagrant délit sera sévèrement sanctionné, risquant jusqu’à cinq ans d’exclusion du territoire national ainsi que des poursuites judiciaires. Crépin Ebe Mba a également annoncé que les forces de sécurité et de défense seront désormais mobilisées pour traquer les auteurs de ces expéditions punitives et ceux qui y répondent par la violence. « Les forces de sécurité ont été mises à contribution afin de garantir la poursuite des activités pédagogiques dans le calme et la sérénité », a-t-il précisé.
Malgré ces mesures, les parents d’élèves restent préoccupés. Les événements de ce lundi 14 octobre aux abords du Lycée Gustave Anguilé d’Awoungou, qui a été le théâtre de violences durant toute la semaine écoulée, seront décisifs.
Les bagarres en milieu scolaire ne sont pas un phénomène nouveau au Gabon. Depuis plusieurs années, des tensions existent entre élèves de différents établissements, souvent exacerbées par des rivalités de quartier ou des compétitions interscolaires. Ces affrontements, parfois organisés à l’avance, trouvent souvent leur origine dans des querelles mineures qui dégénèrent rapidement en violences plus graves.
Les autorités éducatives, conscientes de ce fléau, ont tenté de mettre en place divers programmes de sensibilisation et de médiation pour endiguer ces violences. Cependant, malgré ces efforts, le phénomène persiste et prend parfois des proportions inquiétantes, comme en témoignent les récents événements entre les élèves du LTNOB et ceux du Lycée Gustave Anguilé d’Awoungou.
Par Max Delys Robaky

























