Le mercredi 09 octobre 2024, un nouveau pas a été franchi dans la modernisation du système éducatif gabonais. En effet, une convention cruciale a été signée entre la ministre de l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, et le ministre de l’Économie numérique et des nouvelles technologies de l’information, le Général Bonjean Frédérik Mbanza. Cette collaboration, réalisée par l’entremise de la Société du patrimoine des infrastructures numériques (SPIN), vise à équiper les collèges et lycées du pays avec un accès à internet, ouvrant ainsi une ère d’apprentissage numérique plus approfondie pour les élèves.
Grâce à cette initiative, les élèves des lycées et collèges gabonais verront leurs horizons éducatifs considérablement élargis avec Internet. Le potentiel pédagogique d’internet va permettre de compléter les cours classiques, notamment dans le cadre des devoirs et exposés. « Les leçons pourront être trouvées facilement sur internet, facilitant ainsi les recherches des élèves », explique le directeur général de la SPIN, Mahoukou Bitchinda Bertrand.
L’accès internet, un enjeu national
Selon M. Bitchinda, « l’intérêt est national ». La SPIN est « le levier que l’État a mis en place pour démocratiser l’accès à Internet ». Ce partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de rendre accessible internet dans toutes les régions du pays, en particulier dans les zones dites blanches, souvent mal desservies. Le DG de la SPIN souligne que « l’accès à internet, nous devons l’avoir dans tout le pays, dans nos lycées, dans les CES ». En effet, les établissements scolaires sont perçus comme des lieux propices à la diffusion des outils numériques et à la sensibilisation des jeunes sur l’usage éducatif de la technologie.
SPIN, un facilitateur plutôt qu’un concurrent
Le directeur général de la SPIN a également clarifié la position de la société dans l’écosystème numérique national. « Nous ne sommes pas une société concurrente des opérateurs existants », a-t-il affirmé. La SPIN se voit plutôt comme un facilitateur, un appui que l’État offre aux opérateurs de téléphonie mobile et aux fournisseurs d’accès internet. Elle intervient pour combler les lacunes dans la digitalisation et sensibiliser sur l’utilisation responsable de la technologie.

Le constat actuel, selon M. Bitchinda, est préoccupant : « Les enfants utilisent internet seulement pour YouTube, WhatsApp et Facebook ». Il s’agit de « capitaliser le potentiel qu’internet donne », et c’est justement ce que cette convention entend faire. L’objectif est de pousser les élèves à se servir d’internet à des fins éducatives et professionnelles, au-delà du simple divertissement.
Une démarche éducative et citoyenne
L’initiative revêt un double enjeu : d’une part, fournir une ressource cruciale pour les études des jeunes Gabonais et, d’autre part, « sensibiliser les enfants à ce qu’internet ne soit plus cet outil servant seulement aux divertissements ». L’accès à cette vaste bibliothèque numérique permettra aux élèves de mieux réussir leurs études, tout en les formant à un usage plus professionnel des technologies.

























