Le débat sur le référendum constitutionnel de 2024 divise profondément la société gabonaise, cristallisant les tensions entre les partisans du « OUI » et du « NON ». Dans cette tribune, Thierry Michel Mbadinga, président du mouvement Race, appelle à la réflexion et au dialogue afin d’éviter une fracture nationale. Il exhorte les autorités à écouter les préoccupations et à engager des discussions sur les points controversés de la nouvelle constitution, tout en plaçant la volonté divine au centre des décisions politiques. Lecture!
Gabonaises, gabonais mes chers compatriotes !
Je suis Thierry Michel MBADINGA, président du mouvement Race.
Mon propos de ce jour va à l’endroit des autorités actuelles de notre pays, il va à l’endroit des opposants à l’action du CTRI, mon propos va également à l’endroit des activistes, ainsi qu’à l’ensemble du peuple gabonais.
Chers compatriotes, ne vous méprenez pas, notre pays est en train de se diviser en 2 blocs, surtout autour de la question du « OUI » ou du « NON » au prochain référendum 2024 sur la nouvelle constitution. Je m’abstiendrai d’énumérer les conséquences d’une telle division si rien n’est fait, et qu’elle continue à se renforcer entre les partisans du « OUI » et du « NON » au prochain référendum de 2024. La situation dans laquelle le pays pourrait se retrouver n’est profitable à aucun de nous, si ce n’est aux ennemis intérieurs de notre pays. J’exhorte les autorités de la transition à ne pas être insensibles à ce qui est en train de se développer.
Si à mon avis, le Gabon notre pays ne devrait pas pour le moment se permettre d’avoir un chef d’Etat aux pouvoirs faibles, à cause de ses ennemis puissants de la République qui sont tapis dans l’ombre (je reviendrai dans les prochains jours pour expliquer mon positionnement), je comprends tout de même les réticences de ces compatriotes qui trouvent dangereux de donner trop de pouvoir à un seul homme ; c’est-à-dire au chef de l’état.
En effet un chef de l’Etat avec trop de pouvoir pourrait l’utiliser dans son propre intérêt, et non celui du peuple gabonais ; ce qui serait également un recul pour notre pays. Mais ignorez-vous qu’un Président aux pouvoirs faibles pourrait facilement être déstabilisé et lui et le pays tout entier ? Je laisse chacun de vous répondre à cela.
Mes chers compatriotes, admettons à la lumière de ce que je viens de dire que la situation gabonaise est complexe concernant l’étendue des pouvoirs que devrait avoir le prochain Président de notre pays. Si trop de pouvoir au futur chef de l’Etat gabonais est un problème, réduire ses pouvoirs en ce moment constitue également un problème. Ceci étant, je propose qu’une profonde réflexion soit menée sans délai sur la question.
Je lance donc un appel aux autorités de la transition, à ne pas ignorer le désaccord sur certains points de la nouvelle constitution en cours d’adoption, mais de s’arrêter pour engager des nouvelles discussions sur les points querellés. Je demande humblement à son excellence monsieur le Président de la République chef de l’état, de faire du dialogue un des piliers de sa présidence. Je le demande humblement.
Mesdames et messieurs mes chers compatriotes, je vais profiter de cette communication pour dire en ma qualité d’homme d’église ceci :
Gardons Dieu au centre de la marche de notre pays. Suivons le chemin qu’il nous trace, seul lui peut nous faire connaitre des lendemains meilleurs. Dieu a été l’auteur de la transition en cours. La plupart des gabonais ont en effet perçu la main de Dieu dans le renversement du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba.
Sachez que si c’est Dieu qui a été l’auteur des événements du 30 août 2023 comme la plupart l’on admis, la volonté de Dieu est donc toute simple : Monsieur Oligui Nguema doit rester Président et ceux qui voudraient qu’un certain nombre de chose change au Gabon, doivent travailler à cela sans nécessairement désirer qu’un autre prenne sa place à la tête de l’Etat. Nous ne devons pas changer l’ordre divin, les autorités actuelles de la transition ont été instituées par Dieu.
Il n’est pas incompatible de continuer à travailler pour que les compatriotes qui dirigent certaines directions de nos services publics puissent mettre fin aux pratiques dénoncées par les gabonais, et avoir en même temps Brice Clotaire Oligui Nguema comme Président de la République. J’invite tous ceux qui se battent pour le changement dans notre pays à travailler dans la pensée que je viens d’indiquer.
Prenons garde à ce qui se passe actuellement dans notre pays autour de la nouvelle constitution.
Puisse la cohésion social être notre partage !
Je vous remercie !
Libreville le 8 Octobre 2024


























