À peine intégrés, 16 sous-officiers de la police nationale gabonaise, issus de la promotion 2023, viennent de voir leur parcours brutalement interrompu. Ces derniers, qui n’ont même pas franchi le cap de l’école de formation, ont été radiés des effectifs et réintégrés à la vie civile, comme le révèle Topinfogabon.
La décision de leur radiation a été rendue officielle par un communiqué signé le 27 septembre dernier par le Colonel Théophile Ndounda Eboussi, directeur de cabinet du Commandant en Chef de la Police. Ce document, destiné aux membres de l’état-major ainsi qu’aux directeurs généraux de la police nationale, précise que les 16 sous-officiers du contingent 2023 ont été exclus « pour divers motifs ». Les raisons exactes de ces exclusions n’ont pas été détaillées dans la communication officielle, laissant place à de nombreuses spéculations.
Cette mesure de radiation intervient dans un contexte de rigueur disciplinaire accrue au sein de la police nationale. Il est à noter que cette institution cherche à se conformer aux nouvelles exigences d’éthique et de professionnalisme, imposées par les réformes en cours dans les corps de sécurité. La formation et l’encadrement des recrues deviennent ainsi des enjeux majeurs, et cette situation pourrait illustrer un tournant dans la gestion des ressources humaines au sein de la police.
Le Colonel Ndounda Eboussi a par ailleurs précisé que les unités concernées devront exercer une vigilance particulière quant aux stagiaires sous leur responsabilité. « Il vous est demandé de bien vouloir assurer un suivi rigoureux des effectifs mis à disposition de vos unités respectives dans le cadre des stages pratiques », a-t-il écrit dans la notification, soulignant ainsi la nécessité d’un encadrement strict de ces recrues.
Cette décision s’inscrit dans une volonté manifeste des autorités de renforcer l’efficacité et la discipline dans les rangs de la police. Cependant, elle ne manque pas de susciter des interrogations, tant au sein de la police qu’auprès de l’opinion publique. Ces radiations massives pourraient en effet traduire des dysfonctionnements profonds, remettant en cause les critères de sélection et d’évaluation des futurs policiers.

























