Le court-métrage intitulé « Ovi » de la réalisatrice Marlène Alène, une production de l’Institut Gabonais de l’Image et du Son (IGIS) a été sélectionnée pour le festival Écrans Noirs 2024, qui se tiendra du 19 au 26 octobre à Yaoundé, au Cameroun. Cette sélection témoigne de la qualité de l’œuvre, qui a conquis le public lors de sa première projection le 18 septembre à Libreville, répondant ainsi aux normes internationales.
La projection en avant-première s’est déroulée en présence du ministre de la Communication et des Médias, Laurence Ndong, du directeur général de l’IGIS, Serge Constant Abessolo, ainsi que de nombreux acteurs culturels, passionnés de cinéma et journalistes. Une fois les lumières tamisées, le court-métrage, écrit et réalisé par Marlène Alène, a captivé le public pendant 26 minutes. Les spectateurs ont découvert « Ovi », une jeune Béninoise de 15 ans, apatride, vivant dans une mangrove avec sa mère commerçante.
Dépourvue de papiers administratifs, la jeune fille est confrontée à de nombreuses difficultés sociales. Ces obstacles la poussent à travailler très tôt pour aider sa mère et réaliser son rêve d’aller à l’école. Cependant, elle subit rapidement les colères de sa patronne. À la fin de la projection, l’œuvre, qui aborde des thèmes de société tels que l’exploitation des jeunes filles, la quête d’identité et les inégalités sociales, semble avoir fait l’unanimité auprès du public.
Selon Patrick Charferry, comédien et animateur radio, ce film est de grande qualité, tant au niveau du son, de l’image que du scénario. « Globalement, il est excellent. Il est rare de voir des réalisatrices produire de telles œuvres. »
« Nos réalisateurs ont un potentiel énorme et un bel avenir devant eux », a-t-il affirmé. Cette remarque positive encouragera certainement la jeune réalisatrice.
Ce fut également l’occasion pour Marlène Alène de remercier l’assistance, tout en partageant ses sources d’inspiration. « Je m’inspire en partie du réalisateur sénégalais Djibril Diop Mambety, qui nous montre que les histoires des gens ordinaires, ceux qui nous entourent et vivent des situations émouvantes, méritent d’être racontées et dénoncées », a-t-elle expliqué.
Par Max Delys Robaky


























