Le communiqué N⁰066, lu ce 19 septembre 2024 par le Colonel Ulrich Manfoumbi, porte-parole du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le gouvernement de transition pour moderniser et stabiliser le secteur énergétique gabonais représenté par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). À travers ce texte, plusieurs axes clés du Plan Transfo 2025 sont exposés, visant à renforcer les infrastructures, améliorer la gestion des ressources et garantir un approvisionnement durable en électricité et en eau.
Des axes stratégiques clairs
Le Plan Transfo 2025 repose sur quatre piliers principaux. En premier lieu, le communiqué insiste sur « le renforcement des infrastructures énergétiques », une mesure capitale pour « garantir un approvisionnement stable, durable et adapté aux besoins croissants du pays ». Ce point est d’une importance cruciale, car il met en lumière les enjeux liés à la hausse constante de la demande en énergie au Gabon, nécessitant une modernisation des infrastructures existantes.
Ensuite, la « digitalisation et la sécurisation des systèmes » occupe une place essentielle. Cette démarche vise à assurer « une gestion optimale, transparente et sécurisée des ressources et services ». Il s’agit là d’une orientation qui s’aligne avec les tendances mondiales de numérisation et de sécurisation des systèmes d’approvisionnement énergétique, une condition nécessaire pour éviter les fraudes et optimiser l’utilisation des ressources.
Un autre axe du plan concerne la « réduction de la dette » à travers « la renégociation des contrats », assurant ainsi une gestion financière rigoureuse et durable. Cette approche est stratégique dans un contexte où la viabilité économique du secteur énergétique dépend en grande partie de la maîtrise des coûts et des engagements financiers.
Enfin, la « rationalisation des services publics » est évoquée comme un axe prioritaire, notamment par l’initiative « Un Gabonais, un compteur », une mesure visant à améliorer l’accès aux services de base pour l’ensemble des citoyens. Cette initiative permettrait de renforcer l’inclusion et de garantir que chaque foyer gabonais ait accès à l’électricité, un service de base.
Une gouvernance renforcée
Le Plan Transfo 2025 ne se limite pas à des orientations techniques et financières ; il met aussi l’accent sur une gouvernance rigoureuse. Le communiqué souligne ainsi la mise en place d’un comité de surveillance chargé de superviser la bonne exécution des projets. Ce comité est composé de Jean-Félix Acaga, Général d’armée et représentant du CTRI, Dieudonné Pongui, Général de corps d’armée et représentant du CTRI, Pierre Durot, représentant de la Task force, Jean Hilaire Moubamba Maganga, Général de division aérienne et représentant de la Task force, Paterne Djambo, représentant du ministère de l’Énergie, et Alain Djoubi Ossami, représentant du ministère de l’Économie.
Ce comité aura pour mission de « superviser l’exécution rigoureuse des projets », d’évaluer les performances et de « garantir le respect des engagements financiers et techniques pris ».
Cette structure de gouvernance est pensée pour éviter les dysfonctionnements du passé et garantir une meilleure supervision des projets stratégiques. En confiant la surveillance à des membres issus de diverses institutions, le gouvernement cherche à établir une transparence accrue dans la gestion des réformes énergétiques.
La vision du chef de l’État
Le Président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, réaffirme dans ce communiqué « sa détermination à poursuivre les réformes indispensables à la modernisation du secteur énergétique ». Sa volonté de garantir « aux populations un accès fiable et sécurisé au service d’eau et d’électricité » témoigne d’un engagement ferme envers les besoins sociaux fondamentaux des Gabonais. En plaçant le secteur énergétique au centre de cette transformation, le gouvernement envoie un signal fort quant à la priorité accordée à la stabilité des services publics dans le cadre de la transition en cours.
Des défis à relever
Si les ambitions du Plan Transfo 2025 sont claires et définies, leur mise en œuvre pose néanmoins des défis majeurs. L’intégration de solutions technologiques, la maîtrise des coûts, et surtout la capacité à maintenir une transparence totale dans l’exécution des réformes seront des points cruciaux à surveiller. Le succès de ce plan reposera donc sur la capacité des acteurs impliqués à respecter les engagements pris tout en répondant aux attentes croissantes des populations gabonaises.


























