Jean Liévin Idoundou Manfoumbi, récemment nommé Administrateur provisoire de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), s’est vu confier une mission cruciale : redresser cette entreprise en six mois. Installé officiellement par Jeannot Kalima, ministre de l’Énergie, il hérite d’une situation complexe suite à la mise en place d’une administration d’exception, après le départ de l’ancienne direction.
La SEEG, minée par des années de gestion douteuse et une multiplication excessive de sous-traitants, se trouve aujourd’hui dans une position délicate. Selon le ministre, la priorité est de réduire encore davantage le nombre d’entreprises sous-traitantes, déjà passé de 2000 à 300 avec l’avènement du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI). Kalima a félicité Joël Lehman Sandoungout, directeur général sortant, pour avoir amorcé ce processus, mais des efforts supplémentaires sont attendus.
L’une des missions majeures de Jean Liévin Idoundou Manfoumbi sera de lutter contre les pratiques frauduleuses au sein de l’entreprise. En effet, un système parallèle de gestion des paiements des clients a été mis en place, entraînant des pertes financières conséquentes. Il est donc impératif de mettre fin à ces détournements et de rétablir la transparence au sein de la SEEG.
Le nouvel administrateur est également chargé de revoir à la baisse les rémunérations des cadres supérieurs, en conformité avec les directives du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma. De plus, il devra veiller à ce que les groupes électrogènes acquis par l’État, mais restés inutilisés, soient rapidement mis en service afin de pallier les fréquents délestages électriques qui affectent plusieurs régions du pays.
Enfin, Idoundou Manfoumbi devra renégocier la dette colossale de la SEEG. Pour faciliter cette tâche, le gouvernement de transition a dégagé une enveloppe de 100 milliards de FCFA, destinée à restaurer la santé financière de l’entreprise. Des efforts supplémentaires seront également nécessaires pour moderniser les infrastructures, notamment à travers l’installation de nouveaux compteurs et la mise en service des générateurs.
Jean Liévin Idoundou Manfoumbi aura donc à prouver sa capacité à remettre sur pied la SEEG, dans un contexte où la survie de cette entreprise stratégique est cruciale pour le pays.


























