Ce mercredi 14 août 2024, le Conseil supérieur de la magistrature s’est tenu sous la présidence du Général Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la Transition et chef de l’État, au sein de cette prestigieuse institution. Cette réunion annuelle, dédiée à la gestion des juridictions et à l’évaluation des carrières des magistrats, s’est inscrite dans un contexte de renouveau de l’appareil judiciaire gabonais.
Le chef de l’État a commencé par saluer les efforts et la détermination de certains magistrats qui se sont distingués par leur professionnalisme et leur dévouement. Toutefois, il n’a pas manqué d’alerter sur les préoccupations grandissantes exprimées par la population et les opérateurs économiques, face à certaines décisions judiciaires. « Il me plaît de souligner que la justice que vous exercez quotidiennement doit être un moteur de développement économique et social. Elle doit rassurer nos citoyens, au nom desquels elle est rendue, et les guider en tant que régulateur de la vie en société vers la prospérité souhaitée par nos ancêtres. Elle doit également rassurer les hommes d’affaires et non les effrayer », a-t-il fermement rappelé.
L’intervention du Président de la République a mis en lumière l’impératif d’une justice impartiale et efficace, qui répond aux attentes légitimes des citoyens et favorise un climat propice aux affaires. La justice, en tant que pilier de la société, se doit d’être non seulement équitable mais aussi un gage de stabilité pour tous les acteurs du pays.
En revenant sur les sanctions disciplinaires prises lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature, le Chef de l’État a réitéré sa satisfaction quant à ces mesures exemplaires, espérant qu’elles servent de leçon aux magistrats défaillants. Il a par ailleurs appelé à une vigilance accrue de la part de l’Inspection Générale des services judiciaires et du secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature. Selon lui, ces entités doivent assumer pleinement leurs responsabilités pour garantir la crédibilité et l’efficacité de l’appareil judiciaire.
Ainsi, par ce discours empreint de fermeté, le président de la Transition a réaffirmé sa volonté d’instaurer une justice au service de la nation, capable de contribuer à la stabilité et au développement du Gabon.
Par Max Delys Robaky












































