Pour éviter l’humiliation et les critiques acerbes visant la gestion du pays par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), suite à l’annonce du 1er juillet 2024 concernant la suspension de tous les décaissements du Gabon au sein de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), également connue sous le nom de Banque mondiale, le Gabon a remboursé sa dette en seulement 24 heures.
La pression exercée par l’institution de Bretton Woods a semble-t-il porté ses fruits, car le Gabon, qui devait plus de 17 millions de dollars américains à la BIRD, a réglé ses arriérés de paiement auprès de l’institution financière internationale en à peine 24 heures.
Dans un communiqué, le ministère des Comptes publics, dirigé par Charles Mba, a expliqué que « le retard observé dans le règlement des échéances dues à la Banque mondiale est lié à des raisons techniques, qui n’ont pas permis d’honorer la totalité des engagements à la date du 30 juin 2024. » Le ministère a ajouté que « le paiement de ces impayés a déjà été effectué par la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor. »
Le gouvernement de transition a affirmé avoir adopté une démarche appropriée conformément aux instructions du président de la Transition, en procédant au règlement progressif de cette dette, suivant une stratégie de désintéressement progressif de chaque catégorie de créanciers. Le communiqué souligne que « la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor a été amenée à régler près de 136 milliards de FCFA de dettes de marché, pour le seul mois de juin 2024. »
Pour prouver davantage sa bonne foi, le ministère des Comptes publics a rappelé « sa ferme volonté d’honorer tous ses engagements, en payant régulièrement les échéances dues aux créanciers. » Il a également remercié « l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur soutien continu » et réitéré « sa volonté de poursuivre la coopération avec tous, pour le bien-être de la population gabonaise et le développement du pays. »
Cette résolution de la crise financière entre le Gabon et la Banque mondiale renforce la crédibilité du pays auprès des autres instances financières internationales.

























